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		<title>Tensions entre délégués de la Présidence et les groupes armés en 2022  : Quand la méthode de médiation fragilise la paix — et ce que cela dit de la situation actuelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 23:15:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Résumé Pourquoi les pourparlers entre les groupes armés congolais et les représentants de la présidence congolaise, sous la médiation du professeur Serge Tshibangu, l&#8217;ex-haut représentant et représentant personnel du chef de l&#8217;État congolais en 2022, se sont-ils prolongés et ont-ils été préoccupants ? Cette analyse est accompagnée d&#8217;une évaluation de leurs limites, des facteurs de blocage et d&#8217;incompréhension, ainsi que des solutions aux obstacles rencontrés. Pendant que les délégués de la présidence établissaient des contacts avec les groupes armés, les pourparlers se déroulaient dans un climat de tension. Bien que les dialogues aient abouti à un « accord de cessez-le-feu » immédiat et inconditionnel, selon M. Tshibangu, des groupes armés ont exprimé des réserves, ce qui contredit ses propres propos. Ce billet de blog examine les raisons pour lesquelles les pourparlers ont traîné en longueur et se sont révélés intimidants, ainsi que pourquoi Serge Tshibangu était considéré comme une figure intimidante. Dans quelle mesure les conflits internes au sein de l&#8217;entourage immédiat du président Félix Antoine Tshisekedi, ou « guerres de palais », ont-ils influé sur le processus de négociation avec les groupes armés à l’est du Congo ? Ce billet est subdivisé en cinq sections. La première analyse porte sur l&#8217;offre de discussions et les menaces, la deuxième sur la guerre des palais, tandis que la troisième présente des options de négociation précoces et moins structurées sur le terrain. La quatrième section décrypte les postures arrogantes de Serge Tshibangu, qui ont précédé sa délégitimation, et la cinquième explore les erreurs tactiques et les dérapages stratégiques, pour finalement démontrer le lien entre ces options de 2022 et les options actuelles. Finalement, l’auteur constate des erreurs tactiques ayant conduit à des dérapages qui perdurent à ce jour dans la stratégie globale de réponse aux crises comme celle de l&#8217;AFC/M23. Dans sa réflexion, il souligne les leçons opérationnelles suivantes pour aider les politiques à rectifier leurs démarches ultérieures : Premièrement, il faut être capable de ne jamais confondre la communication et la résolution. Ceci implique qu&#8217;annoncer des choses n’est pas synonyme de remplacer les négociations ou le dialogue dans ces contextes. Deuxièmement, il faut préserver la diplomatie de la discrétion, tout en établissant une chaîne de coordination claire pour éviter les contradictions, et traiter la confiance comme une ressource stratégique. Si la médiation est perçue comme intimidante, elle détruit l’espace de négociation. Moralité : Doha fait dialoguer les représentants de Kinshasa et les rebelles de l&#8217;AFC/M23, même si les autres groupes armés locaux n&#8217;y ont pas été associés, et que les rebelles de l&#8217;AFC/M23 ont dénoncé l&#8217;absence de mandat des représentants du pouvoir central congolais. Telecharge-moi ici </p>
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		<title>Qui sont les Gumino ? Enracinement social chez les Banyamulenge, marginalisation et Utetezi.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 22:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anthropologie sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Le 8 novembre 2025, des images ont circulé sur les réseaux sociaux, notamment sur WhatsApp, montrant l’un des seigneurs de guerre de la communauté Banyamulenge des Hauts Plateaux, Désiré Fureko, ligoté avec ses combattants. Fureko, le visage ensanglanté, a été celui que le monde a vu, critiqué et commenté. Les Burundais, les FARDC et les Wazalendo le soupçonnaient d&#8217;appartenir aux MRDP/Twirwaneho et l&#8217;arrêtèrent sans savoir réellement qui il était ni comment il était lié aux Burundais, aux FARDC ou au mouvement armé GUMINO.  Cette réflexion naît de ces images qui ont choqué plus d’une personne, y compris des Wazalendo de Kitoga et d’ailleurs qui le connaissaient bien et connaissaient les positions et les crédos idéologiques de ce groupe armé ancré dans la société banyamulenge. Qui sont-ils réellement ? Les Gumino sont des combattants armés issus de la communauté Banyamulenge. Ils sont d&#8217;abord des protecteurs locaux des Banyamulenge, mais ils se sont aussi opposés aux options de leurs confrères quant à leurs relations avec les autres groupes ethniques. Si ces derniers sont opposés à Kigali et à d&#8217;autres groupes, ils sont également victimes de marginalisation et de stigmatisation dans certaines zones. Depuis 2017, les hauts plateaux d’Uvira, de Mwenga et de Fizi sont le théâtre de conflits entre les groupes ethniques. Certains sont confrontés à des luttes et des résistances contre les politiques d’expulsion visant les groupes armés Bembe ou Fuliru, tandis que d&#8217;autres sont confrontés à leurs rapports avec les groupes armés burundais, notamment les RED-Tabara et les FNL. Tantôt ils créent des alliances, tantôt ils reçoivent des délégations de l’armée burundaise pour traquer leurs rebelles. Certains ont également fourni des renseignements. L’AFC/M23 a fait irruption dans la plaine de la Ruzizi, tandis que d&#8217;autres forces spéciales se dirigeaient vers les hauts plateaux. Les FDNB et les FARDC se sont repliés : certains sont allés à Uvira et à Fizi, d’autres sont rentrés chez eux au Burundi. Par ailleurs, les Gumino se sont davantage impliqués dans la défense de leurs membres, de leurs biens et de leurs populations. S’ils sont menacés par d’autres communautés, ils participent à des processus de dialogue depuis des années. Comme leurs dirigeants ne partagent pas les mêmes idées que ceux des MRDP/Twirwaneho, ils ont décidé de ne pas les rejoindre dans leur rapprochement avec l’AFC/M23 et le Rwanda. Nombre d&#8217;entre eux sont en effet la cible de menaces internes, notamment de la part de Rwandais, mais aussi de groupes armés qui ne les soutiennent pas, malgré leur adhésion aux approches « Utetezi » et « Uzalendo ». Ce papier est structuré autour de cinq points significatifs. Le premier décrypte le lien généalogique avec les FRF, le deuxième analyse son contrôle territorial ainsi que sa légitimité au sein de la société banyamulenge et dans ses villages, et le troisième montre son implication dans la lutte contre le tribalisme entre 2023 et 2024. Le quatrième point souligne son apport à la stratégie nationale d&#8217;endiguement de l&#8217;AFC/M23, malgré ses limites. Enfin, nous montrons le rôle du Burundi, qui a tenté d&#8217;opposer les Banyamulenge pour les contrôler et les dompter, mais les calculs de l&#8217;AFC/M23 et de ses alliés rwandais ont changé la donne. Généalogie et structures Formé à partir de combattants issus de la rébellion des Banyamulenge appelée les Forces républicaines fédéralistes, le groupe armé GUMINO a été présent sur tous les fronts pour protéger les Banyamulenge. Des Venant Bisogo à Richard Sebakanya (Tawimbi), en passant par des commandants comme Semahurungure Kimasi, puis par Alexis Shaka Nyamusaraba et Désiré Fureko, ces noms sont connus des Banyamulenge et des nombreux groupes armés locaux ou burundais. Certains ont travaillé avec eux, d&#8217;autres ont été arrêtés au Burundi et d&#8217;autres ont convoyé des expéditions de Burundais pour traquer leurs anciens alliés, les Mai-Mai locaux. Ces derniers ont plusieurs fois pillé les vaches des Banyamulenge, et vice versa. Sachant qu’ils ont des liens généalogiques avec leurs ancêtres communs, les « Abageriye », les Gumino étaient plus structurés en tant que groupe armé que les Twirwaneho avant les années 2020. Certains ont été accusés de crimes contre l’humanité et de guerre, tandis que d&#8217;autres ont été consacrés en héros, à l&#8217;instar de feu Semahurungure Kimasi, pour ses loyaux services rendus à la communauté banyamulenge, menacée de toutes parts par des attaques des Mai-Mai. Ils sont structurés en branches militaires, politiques, de mobilisation et de ravitaillement, et entretiennent des liens avec la diaspora dans la région des Grands Lacs. Ils reçoivent, comme les MRDP/Twirwaneho, le soutien de leur diaspora et collectent des fonds dans les villages, comme tous les autres groupes armés. Contrôle territorial et légitimité En ce qui concerne le contrôle territorial et le soutien populaire à leur lutte, les Gumino sont présents dans les chefferies des Bafuliru et des Bavira. Il faut toutefois noter que leur rivalité avec les MRDP/Twirwaneho ne leur a pas été favorable, car ils sont moins nombreux que ces derniers. Autrefois basé à Kajembwe, leur état-major général est désormais basé à Runwera, dans le groupement de Kigoma, ainsi que dans les entités sous leur contrôle : Bibangwa, Bijojo et Runwera. Plus de quatre colonels chapeautent ces entités, placées sous la direction de Désiré Fureko. Si certains Banyamulenge considèrent cette rébellion comme « impopulaire », des sources internes confirment qu’elle compte 150 combattants. Il est important de redouter un groupe armé de plus d’une centaine de combattants formés à l’art de la guerre. Par ailleurs, ils ont construit leur légitimité au fil du temps, d&#8217;abord au sein de la société et des clans Banyamulenge, puis en reliant la guerre contre l&#8217;AFC/M23 à la stratégie nationale d&#8217;endiguement des insurgés soutenus par les Rwandais. En protégeant les Banyamulenge et en promouvant leur sécurité ainsi que leur accès aux marchés, ils ont construit leur légitimité, qui a toutefois été contestée par certains. Ces derniers les considèrent comme des traîtres, car ils sont proches du gouvernement de Félix Antoine Tshisekedi, qui, avec son armée, a conçu un plan visant à les exterminer, ainsi que les Wazalendo. Les Gumino ont fait partie de la Réserve armée de</p>
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		<title>La FDNB au Sud-Kivu : entre la traque, le blocus comme décision stratégique et des actions de rapprochement entre les communautés en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 21:37:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte   Depuis août 2022, les forces de défense nationale du Burundi sont présentes dans la plaine de la Ruzizi, afin de traquer les rebelles burundais en marge de TAFOC. Si, trois ans auparavant, ces forces burundaises pénétraient dans l&#8217;espace congolais avec ou sans autorisation, elles se liaient à des groupes armés, tels que les Mai-Mai et les Gumino Banyamulenge, dans les chefferies des Bafuliru et Bavira. En 2022, leur arrivée avec les FARDC a contraint de nombreux groupes armés à se rallier à eux et à leur fournir des renseignements géographiques afin de dénicher les retranchements des rebelles burundais du FNL d&#8217;Aloyse Nzabampema ou de Kisiga et Jean Claude Bayaga (Five One). Dans le même contexte, la situation sécuritaire au Nord-Kivu était caractérisée par la résurgence du M23 en novembre-décembre 2021 et par son extension vers Rutshuru, Bunagana et Masisi. À cette période, les Burundais n&#8217;étaient pas encore impliqués dans le conflit entre le Rwanda et la RDC, car la RDC accusait le Rwanda de soutenir le M23. Pour rappel, à cette période, l&#8217;AFC de Nanga n&#8217;avait pas encore rejoint le M23 de Willy Ngoma, qui communiquait souvent. Comment se fait-il qu&#8217;ils soient aujourd&#8217;hui perçus comme des ennemis, ou considérés comme une armée dont le but serait de commettre des crimes de masse contre les Tutsis et les Banyamulenge du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ? En novembre 2025, une marche de protestation a eu lieu au centre de Minembwe, au cours de laquelle les communautés Banyamulenge se sont dressées comme un seul homme pour dénoncer le blocus de la FDNB après son déploiement à Mikalati, dans le groupement de Balala Nord, secteur de Tanganyika. Auparavant, des médias rwandais pro-M23 et des acteurs politiques avaient déjà protesté, ainsi que des délégations de l’AFC/M23. Ensuite, une délégation des MRDP/Twirwaneho s&#8217;est rendue à Gitega pour plaider en faveur d&#8217;un couloir humanitaire auprès du président burundais. En marge de l&#8217;extension de l&#8217;EAC/RF, comment expliquer la présence de la FDNB à l&#8217;est du Congo, au-delà des termes de la coopération militaire entre le Burundi et la RDC ? Ce papier vise à expliquer, à travers une approche de défense et de sécurité, les motivations derrière cette présence ainsi que les actions qu&#8217;elle mène en faveur de la cohésion locale, actions peu relayées dans les médias publics, alors que certains médias en ligne burundais et rwandais accusent cette armée de commettre des crimes et de s&#8217;impliquer dans les activités minières entre 2022 et 2024.   Coopération militaire   Pour mieux comprendre la présence de la FDNB au Congo, il convient de la distinguer du Rwanda, qui a déployé des mesures de sécurité en raison de la résurgence de la rébellion de l&#8217;AFC/M23, qui viole également l&#8217;espace aérien congolais à l&#8217;aide d&#8217;aéronefs en provenance de ce pays, comme l&#8217;ont mentionné les experts de l&#8217;ONU dans leur rapport du 3 juillet 2025. Le droit et la pratique diplomatique et consulaire expliquent les questions relatives aux accords (commerciaux, économiques, culturels, de défense, etc.) que des États peuvent conclure. Ces accords peuvent être bilatéraux ou multilatéraux. Pour ce qui est de la RDC et du Burundi, il s&#8217;agit d&#8217;accords bilatéraux, bien que ces derniers n&#8217;aient jamais été présentés ni au Parlement national congolais ni au Parlement burundais. Espérons qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;accords en forme simplifiée (AFS), comme on dit en relations internationales et en pratique diplomatique et consulaire.  Par ailleurs, si le déploiement de la FDNB ne s&#8217;est pas limité au Sud-Kivu, il s&#8217;est également étendu au Nord-Kivu, après le retrait de la force régionale de l&#8217;EAC/RF.   Jamais le Sud sans le Nord   La RDC avait désapprouvé le manque d’engagement de la force régionale de l’EAC/RF contre les combattants de l’AFC/M23 dans les zones de Masisi et Rutshuru. Elle avait exigé son retrait ; d’ailleurs, la FDNB en faisait partie. Alors que Kinshasa n’avait pas renouvelé leurs mandats, ils sont rentrés chez eux, malgré leurs plans. Cependant, après avoir conclu des accords avec le Burundi, certaines de ses forces sont restées en RDC et d’autres ont été déployées au Nord-Kivu, ce qui a permis à la FDNB d&#8217;être présente dans les deux provinces. Venant tantôt en tenue des FARDC ou autrement, ils ont été déployés à Mubambiro, Sake et ailleurs dans le Nord-Kivu. D’autres se sont déployés au Sud-Kivu, vers Kalehe, où les Burundais étaient stationnés à Numbi, sur la terre rouge, etc. Bref, une présence à la fois au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Depuis la prise de Goma, ceux qui étaient à Bukavu se sont déplacés vers le sud. Et lors de la prise de Bukavu, le repli a contribué à ce que les verrous soient à Luvungi, sur les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, ainsi que dans la plaine de la Ruzizi.   Contraignement et initiatives de cohésion   La présence de la FDNB est motivée par des raisons de sécurité et de défense, tant pour le Congo que pour le Burundi. D’abord, pour ces deux pays, les rebelles des FNL et des RED Tabara constituent une menace qu’il faut éradiquer. Alors que ces deux pays accusent le Rwanda de soutenir les RED Tabara depuis des années, ces opérations étaient nécessaires. Entre-temps, l’AFC/M23 a poursuivi les combats contre les FARDC, a fait des prisonniers parmi les FDNB et en a tué d&#8217;autres. Puis, comme cette rébellion menace autant le Burundi que la RDC, on peut anticiper la réaction de ces pays face à la menace de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga, les Twirwaneho Banyamulenge, qui avaient bénéficié de patrouilles de l’armée burundaise entre 2022 et 2023 à Minembwe et Mikenge 1, dans leurs camps de déplacés, ont décidé de les chasser lorsque l’AFC/M23 a pris Bukavu. Ces derniers ont scellé une coalition tandis que les Twirwaneho devenaient un mouvement politico-militaire. Les FARDC ont été chassées et ont pris la menace au sérieux. Le MRDP/Twirwaneho est alors devenu une menace grave, au même niveau que l’AFC/M23, pour les FDNB et les FARDC. Ainsi, tout</p>
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		<title>Que sait-on de l&#8217;ultimatum de 10 jours enjoignant les Banyamulenge à quitter la ville d&#8217;Uvira sous peine d&#8217;être exterminés ?</title>
		<link>https://nuru-grandlac.be/que-sait-on-de-lultimatum-de-10-jours-enjoignant-les-banyamulenge-a-quitter-la-ville-duvira-sous-peine-detre-extermines/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 19:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arènes Humanitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction En septembre 2025, les réseaux sociaux ont été inondés de publications dénonçant un ultimatum de dix jours visant les Banyamulenge à Uvira. Ces alertes sont liées à une audio partagée dans de nombreux groupes WhatsApp, tant pro-MRDP/Twirwaneho que pro-AFC/M23, ainsi que dans des groupes de communautés locales. Des médias pro-MRDP/Twirwaneho et AFC/M23, des Belgo-Congolais, une ancienne réfugiée originaire de l’ex-Yougoslavie, naturalisée française, et certains Belges engagés dans cette question ont largement relayé l&#8217;information. Cette question a été prise en compte par des acteurs politiques, notamment Me Moïse Nyarugabo, qui développait précédemment ses inquiétudes sur l’extermination des Banyamulenge dans une conférence de presse à Goma, qui se sont élevées contre ce qu&#8217;ils qualifient de plan d&#8217;extermination de leurs frères. Pour clore, les Rwandais et des médias proches du pouvoir dans ce pays se sont lancés dans ces débats sans apporter la moindre preuve concernant l&#8217;auteur de l&#8217;audio et du message dangereux incitant à chasser les Tutsis Banyamulenge de la ville d&#8217;Uvira. Or, la ville d&#8217;Uvira venait de vivre une période de tension prolongée, liée à la contestation de la réaffectation à son poste d&#8217;un officier congolais de la communauté banyamulenge dans la 33e région militaire. Comment expliquer que le plan d&#8217;extermination n&#8217;ait pas pu être mis en œuvre deux mois plus tard ? Cette réflexion poursuit deux objectifs. Le premier est d&#8217;expliquer les faits contradictoires relatifs à la manipulation de l&#8217;opinion internationale, nationale et locale par rapport aux risques de diffusion de fausses informations et à leurs impacts sur les rapports entre les communautés ; le second est d&#8217;apporter les versions les moins documentées de la perception des communautés présentées comme exterminatrices des Banyamulenge dans la ville d&#8217;Uvira. Il se concentre sur quelques points en marge de l’introduction et de la conclusion (qui présente un tableau de la situation actuelle à Uvira). Le premier point analyse le feuilleton sur Olivier Gasita, le deuxième discute des idéologies à l&#8217;origine de la conflictualité entre les groupes ethniques, et le troisième souligne les traces de la manipulation par les marketeurs de la violence. Feuilleton Olivier Gasita En août 2025, le commandement national des FARDC a redéployé son agent dans son poste de commandement à Uvira, où se trouve le quartier général des FARDC. Contre toute attente, ce dernier a été contesté dès son arrivée par les membres de la société civile, des mutualités tribales et des groupes Wazalendo. Certains l&#8217;ont contesté en raison de son faciès, car il est Munyamulenge, tandis que d&#8217;autres sources ont souligné qu&#8217;il n&#8217;était pas contesté pour son faciès, mais parce qu&#8217;ils le soupçonnaient de collaborer avec l&#8217;ennemi pour avoir laissé tomber la ville de Bukavu. D&#8217;autres raisons ont été évoquées par les Wazalendo : s&#8217;il arrivait, il compromettrait les rapports entre eux et les FARDC. Malgré la résistance et les manifestations, le général Olivier Gasita a fini par repartir, d&#8217;abord à Kalemie, puis à Kinshasa. Bien entendu, les Banyamulenge étaient la cible d&#8217;attaques, de blocus dans leurs maisons, et d&#8217;autres étaient interdits d&#8217;accès aux robinets publics. Bref, certains groupes armés Wazalendo en voulaient à d&#8217;autres. Bien que le maire de la ville ait été conciliant et que les communautés invitées aient été reçues, le climat n&#8217;a pas changé soudainement. Même s&#8217;il est parti, son retour à Uvira a coïncidé avec la résurgence de la haine contre les Banyamulenge, alors qu&#8217;ils vivent dans ces conditions. Pour rappel, la police et l’armée avaient déployé des forces dans certains quartiers. Ces conflits de longue date persistent ; les gens y vivent et investissent des espaces de cohabitation, des mesures de survie dans cette ville et ses périphéries. Idéologies et conflictualités ethniques Dans la ville d’Uvira, si des initiatives tribales ont tenté de discuter, d&#8217;échanger ou de faire se rencontrer les sages dans le cadre de projets communs de cohésion sociale, les idéologies de haine (ouvertes ou cachées) sont ancrées dans les institutions, les familles et les cercles sociaux au sein des groupes ethniques d&#8217;Uvira. En raison de leurs luttes et de leurs conflits, qui se sont étendus dans la ville, les tensions et les conflits sont classés par ordre de priorité. La première idéologie est celle de l&#8217;antitutsisme. Cette dernière consiste à présenter les Tutsis comme des criminels, des étrangers et des personnes qui doivent rentrer au Rwanda. Certains écrits vont même jusqu’à les considérer comme des terroristes et des envahisseurs. Enracinée dans les discours de légitimation de certains groupes armés pro-x ou pro-y, elle cimente leur lutte, oriente leurs ennemis et leurs actions. La deuxième idéologie a été développée par les Banyamulenge, des Tutsis du Rwanda et du Nord-Kivu, contre les Vira, les Fuliru et les Nyindu, selon les groupes ethniques. Commençons par celle anti-Vira. Si les rapports de force sont énormes entre les jeunes dans la ville d’Uvira, les Banyamulenge ne sont présents que dans des quartiers comme Songo, Bien Mal Acquis, Kabindula et Kimanga. Ces derniers, même s&#8217;ils ne le disent pas, nourrissent également de la haine envers les Vira. Leurs conflits autour des terres et du pouvoir coutumier structurent l’antivirisme des Banyamulenge. Ensuite, le même groupe ethnique nourrit l’idéologie anti-Fuliru, l’antifulirisme. Cette idéologie consiste à nier les morts des Fuliru, à nier qu’ils sont affectés par leurs violences et à les présenter au monde entier comme des génocidaires, alors que ce n&#8217;est pas le cas. Enfin, coexiste une idéologie anti-Nyindu, ou anti-Nyinduisme. Elle consiste à les considérer comme des ennemis, à les affronter, à nier leurs morts et à éliminer leurs chefs locaux dans le cadre d&#8217;une politique interne des Banyamulenge à saisir et/ou dans leurs discours cachés. En résumé, ces personnes évoluent ensemble dans ces contextes idéologiques, marqués par des expulsions massives, des rejets et des haines mutuelles. Marketeurs de la violence  ? Comment les marketeurs de la violence (Congolais, belges et binationaux) ont-ils utilisé cette audio pour alerter et manipuler l’opinion nationale, internationale et mondiale ? Premièrement, cette alerte a été diffusée dans des groupes WhatsApp et partagée dans la province du Sud-Kivu, dans celle du Nord-Kivu et ailleurs. On y écoutait une personne donner un ultimatum aux Banyamulenge :</p>
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		<title>Sud-Kivu : quand l’or attise les rivalités ethniques — Enquête sur l’héritage explosif de TransAfrika DRC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 14:09:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ressource naturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Josaphat Musamba Laupier Nakitumba Mukwatwa Halisi Lucien L’or du Sud-Kivu, entre promesses de richesse et champs de bataille Dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, l’or ne brille pas pour tout le monde. Plus de dix ans après le départ de la société minière TransAfrika DRC, ses anciennes concessions continuent de nourrir des conflits meurtriers entre communautés et groupes armés. Ce qui devait être un levier de développement s’est transformé en un héritage explosif, où les rivalités ethniques se mêlent aux luttes pour le contrôle du sous-sol congolais et la protections des villages contestés ou au cœurs des conflits et des pratiques de sécurisation.  TransAfrika DRC, un permis minier annulé et un vide stratégique ? Créée au milieu des années 2000, TransAfrika DRC s’installe officiellement à Minembwe en 2008, entre les territoires de Fizi et Mwenga. Avec un siège à Bukavu et près de 200 carrés miniers contigus, la société promet d’apporter des emplois et de désenclaver une région marquée par les guerres. Elle réhabilite des routes de seserte agricoles, installe des bureaux à Kiziba et commence l’exploration de sites aurifères comme Bigaragara, Rugezi ou Kiziba. Mais très vite, l’entreprise se heurte à la réalité d’un territoire miné par les rivalités identitaires et des conflits armés. Les zones qu’elle explore et exploite sont situées à la frontière des communautés Banyamulenge, Bembe, Fuliru et Nyindu, dont les tensions remontent aux années 1990 et au-delà. Le souvenir des guerres de « libération », menées par l’AFDL et ses alliés rwandophones, y reste vivace. Par ailleurs, en 2014, le ministère congolais des Mines retire à TransAfrika DRC son permis de recherche n°6061, l’accusant d’inactivité prolongée. L’entreprise ne dépose aucun recours et, deux ans plus tard, le permis est définitivement annulé. Les 200 carrés miniers passent alors sous la tutelle du Centre de recherches géologiques et minières (CRGM). Mais dans les faits, aucune structure publique ne vient occuper le terrain. Les sites miniers, laissés à l’abandon, deviennent la proie de groupes armés locaux et étrangers malgré la présence du bureau minier détaché. Les mines, conflits ethniques et du cocktail explosif Aujourd’hui, les anciens sites de TransAfrika DRC sont le théâtre d’affrontements constants. Des groupes armés comme les MRDP-Twirwaneho (proches des Banyamulenge), les FABB/CPLC (proches aux Fuliru et alliées aux Bembe), ou encore les rebelles RED-Tabara venus du Burundi, se disputaient le contrôle de villages stratégiques tels que Bigaragara et Rugezi. Par contre, l’or extrait artisanalement finance depuis longuement la guerre aussi bien des banyamulenge que les autres groupes ethniques. Des alliances se font et se défont au gré des offensives : les uns accusent les autres de piller les ressources, tandis que les civils paient le prix fort. Depuis 2022, la Task Force Commando (TAFOC), composée de soldats congolais (FARDC) et burundais (FDNB), tente de reprendre la main sur ces zones. Mais leur présence militaire renforce parfois la méfiance des populations locales, qui y voient une nouvelle forme d’occupation. Récemment la FDNB a été contestée par les Banyamulenge bien qu’elle les avait sécurisé contre les groupes armés Mai-Mai à Mikenge1. Dans cette région montagneuse, les rivalités ethniques se confondent avec les intérêts économiques. Pendant que les Banyamulenge, souvent accusés d’être favorisés par le pouvoir ou liés à des forces extérieures, sont perçus comme des « occupants » par les communautés Bembe et Fuliru, historiquement majoritaires dans la plaine et ailleurs dans les Hauts plateaux . À l’inverse, ils se battent et estiment défendre leurs terres ancestrales face à une coalition d’ennemis décidés à les chasser. C’est dans ce contexte que la création de la commune rurale de Minembwe en 2019 a mis le feu aux poudres. Considérée par certains comme une reconnaissance politique des Banyamulenge, elle a été rejetée par les autres groupes, qui y ont vu une menace à leur souveraineté locale. Les affrontements ont repris, entraînant un exode massif des civils et la destruction de nombreux villages. Enfin, la faiblesse étatique est un facteur significatif. Alors que les institutions minières congolaises devraient encadrer l’exploitation des anciens sites de TransAfrika, aucun projet concret n’a vu le jour. En l’absence de contrôle officiel, l’exploitation artisanale s’impose, encadrée par des milices. L’or s’achète, se taxe et s’exporte dans la clandestinité. Pour les habitants, cette économie parallèle est devenue à la fois une ressource de survie et une malédiction : elle nourrit la guerre tout en prolongeant la pauvreté. « Tant que l’État ne reprendra pas ses droits, ces mines resteront des zones de non-droit », alerte un chercheur local cité dans le rapport. Des perspectives et miroir du Congo minier Si certains acteurs locaux refusent de céder au fatalisme, des chercheurs, des ONG et des représentants communautaires proposent la relance d’une coopérative minière locale — la COMCAM (Coopération minière des exploitants de Minembwe) — pour encadrer l’exploitation artisanale et favoriser la coexistence pacifique. Une telle approche, affirment-ils, permettrait de transformer la mine en levier de réconciliation plutôt qu’en instrument de division. Mais pour cela, il faudra plus qu’une bonne volonté : une volonté politique claire, un encadrement légal et un retour de la confiance entre communautés. L’histoire de TransAfrika DRC n’est pas seulement celle d’une entreprise disparue. C’est le reflet des contradictions d’un pays où les ressources naturelles, au lieu d’unir, divisent.Elle montre comment la faiblesse de l’État, la méfiance entre groupes ethniques et la convoitise internationale peuvent transformer des simples carrés miniers en poudrière. Au-delà du Sud-Kivu, ce drame rappelle que la paix en RDC passera aussi par une gestion équitable et transparente de l’or, du coltan et des terres rares. Car tant que les villages ainsi que l’économie du sous-sol seront contrôlés par les armes, aucune paix durable ne pourra s’installer sur les hauteurs de Minembwe ; Fizi et Itombwe. Cliquez ici pour télécharger le rapport</p>
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		<title>L’initiative CENCO-ECC a-t-elle pris en compte l’inclusion au niveau local ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 04:36:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Au premier trimestre de l&#8217;année 2025, les deux plus grandes villes de l&#8217;est du Congo ont été conquises par les rebelles de l&#8217;AFC/M23, avec l&#8217;appui des Forces de défense rwandaises. Cette prise de contrôle a été rendue possible par d&#8217;intenses et rudes affrontements. Dans le contexte de l&#8217;état de siège décrété dans les provinces de l&#8217;Ituri et du Nord-Kivu, la rébellion a pris le contrôle de ces zones et y maintient une présence depuis plus de huit mois. L&#8217;occupation de la ville de Goma a engendré une crise humanitaire majeure, caractérisée par une vulnérabilité accrue de la population. Des personnes déplacées à l&#8217;intérieur du pays ont dû regagner leurs villages, dont la sécurité est compromise. Ce retour a engendré un bilan humain défavorable au sein de la population urbaine. En réponse à cette situation, le mouvement rebelle avait déployé une stratégie de gouvernance marquée par la violence et l&#8217;intimidation. Par contre, en mobilisant sa stratégie militaire, l&#8217;armée congolaise avait procédé à un retrait stratégique de la ville de Bukavu. Cette manœuvre a permis à l&#8217;insurrection de prendre le contrôle de la région avec sa campagne de Kalehe. Malgré l&#8217;opposition des forces en présence, les tirs de grenade et les politiques de violence menées par les autorités de l&#8217;AFC/M23, elle a réussi à prendre le contrôle de la ville. Dans un contexte de violence et de famine, les rebelles ont mis en place des politiques révolutionnaires violentes qui pourraient ou pas engendrer des conflits futurs. Une analyse détaillée de la couverture médiatique de la prise de la ville de Goma a révélé que de nombreux journalistes s&#8217;y étaient rendus pour couvrir les événements. Parallèlement, des procédures de rapatriement des mercenaires vers leur pays d&#8217;origine ont été mises en œuvre. Concomitamment, les évêques de la CENCO et les pasteurs de l&#8217;Église du Christ au Congo se sont rendus à Goma pour rencontrer les dirigeants de l&#8217;AFC/M23. Des photographies ont été diffusées sur les réseaux sociaux (X et Meta). Ces deux représentants religieux ont mené des négociations avec les dirigeants militaires et politiques de l&#8217;AFC/M23. À l&#8217;issue de leur mission, ils se sont rendus dans la capitale rwandaise, Kigali, pour une réunion stratégique avec le président rwandais, Son Excellence Paul Kagame. Outre les acteurs mentionnés précédemment, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l&#8217;Église catholique du Congo (ECC) ont déployé des efforts supplémentaires pour rencontrer l&#8217;ancien président Joseph Kabila ainsi que d&#8217;autres acteurs politiques de l&#8217;opposition non armée. Lors des leurs diverses réunions avec les opposants Martin Fayulu Madidi, Moïse Katumbi Chapwe et d&#8217;autres, les sujets abordés ont porté sur divers thèmes. Initialement conçue pour inclure l&#8217;ensemble des parties prenantes, la démarche a été réorientée afin de mobiliser la population congolaise autour d&#8217;un dialogue constructif visant à identifier des solutions à la crise sécuritaire dans l&#8217;est du Congo. Cependant, des préoccupations ont été soulevées quant au caractère inclusif du processus, notamment en ce qui concerne les échanges menés en dehors des canaux officiels et les liens avec d&#8217;autres initiatives, telles que celles de Doha, de la SADC-EAC, de Washington et/ou du bureau. Kermesse pour la paix Dans une représentation graphique saisissante, Tembo Kashauri a récemment illustré la pluralité des processus de paix sous la forme d’une kermesse pour la paix dans article sur Actualité.cd du 9 juin 2025. Il convient de noter que, pour l&#8217;artiste en question, il existe des démarcations et des passerelles entre ces initiatives qui sont nombreuses et dans une fête. En scrutant des pourparlers diplomatiques, les dirigeants des États ont fusionné les processus SADC-EAC, qui s&#8217;inscrit dans la continuité du processus de Nairobi et trouve son aboutissement à Luanda. Ainsi, une nouvelle rencontre entre les chefs d&#8217;État Félix Antoine Tshisekedi et Paul Kagame avait eu lieu à Doha, au Qatar. Ce processus a permis la signature de communiqués conjoints séparés, ainsi que des rencontres avec les acteurs de la RDC et de l&#8217;AFC/M23. Néanmoins, il convient de préciser que les négociations sont toujours en cours. Il est important de noter que l&#8217;arrivée au pouvoir de Donald Trump et la proposition de Kinshasa sous la présidence de Joe Biden ont été au centre d&#8217;un autre processus. Ce dernier, connu sous le nom de « processus de Washington », est présenté comme un ultime recours pour parvenir à la paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Le 27 juin 2025, le Rwanda et la RDC ont apposé leur signature au bas de la déclaration de principes qui avait suscité des interrogations. Cet acte a été suivi, par la signature de l&#8217;accord de paix final en présence du président américain Donald Trump. Sur le plan local, l’alliance CENCO-ECC a pris position en faveur de son processus, qu&#8217;elle considère comme le plu inclusif. En effet, Kinshasa refusait toute approche avec les rebelles de l’AFC/M23, qu&#8217;il qualifiait de terroristes. Par ailleurs, deux autres initiatives ont récemment changé de positionnement. L&#8217;une d&#8217;entre elles émane de l&#8217;ancien président Joseph Kabila Kabange, qui a mené des consultations dans des cercles influencés par l&#8217;AFC/M23 et des couches de populations à Goma et Bukavu. Il apparaît toutefois que ces consultations également ne sont pas inclusives. En revanche, Joseph Kabila n&#8217;a pas pu consulter les membres des groupes Mai-Mai, les combattants hutus du CMC ou les populations de Walikale, Shabunda, Kamituga et d&#8217;autres régions. Il s&#8217;est rendu à Bukavu, mais il lui a été difficile de se rendre également à Fizi (Hewa Bora), lieu de sa naissance. Cette initiative est-elle susceptible d&#8217;apporter la paix ou de l&#8217;étouffer ? Finalement, ces processus, qui se croisent et se complètent parfois, ne finiront-ils pas par se neutraliser ? Des incontournables se sentent déconsidérés Les délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l&#8217;Église du Christ au Congo  (ECC) ont engagé des négociations avec l&#8217;une des factions armées présentes dans l&#8217;est de la République démocratique du Congo. À la suite de pourparlers avec les représentants des branches politiques et militaires de l&#8217;AFC/M23, la délégation s&#8217;est rendue à Kigali. Bien qu&#8217;ils soient basés à Kinshasa,</p>
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