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		<title>Liberté de presse dans les entités gouvernementales, celles de l’AFC/M23 et des Wazalendo en RD Congo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 20:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arènes Humanitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Contexte Dans un communiqué de presse n° 003/UNPC/BE/KKM-JZW/2026, cosigné le 3 mai 2026 à Kinshasa par le secrétaire général et le président de l’Union nationale de la presse du Congo à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ces auteurs soulignent le rôle des médias dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, dans un contexte marqué par l’agression rwandaise et la montée de la guerre informationnelle. D&#8217;un côté, ils annoncent avoir signé un acte d&#8217;engagement pour un journalisme responsable en période de crise, qu&#8217;ils ont soumis au gouvernement, tout en exprimant leur préoccupation face à la dégradation des conditions d&#8217;exercice de la profession dans les entités sous occupation (AFC/M23) et chez leur allié, le Rwanda. De l’autre côté, ils exhortent à respecter strictement les dispositions encadrant leur métier, notamment celles relatives aux mécanismes de droit de réponse et de rectification, avant d&#8217;engager des poursuites judiciaires contre un journaliste. Ce communiqué révèle le débat et la réalité que les observateurs de la scène journalistique congolaise constatent dans divers secteurs, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité. Par contre, dans son rapport publié en mars 2026, Reporters sans frontières note les éléments suivants qui enfreignent également les libertés de la presse dans la région des Grands Lacs depuis 2021 : « Plus de 500 journalistes ont été arrêtés, des cas de meurtres et de disparitions ont eu lieu en toute impunité ; des cadres juridiques et administratifs hostiles ; une précarité économique ; la guerre civile comme épicentre du danger ; le rôle des médias communautaires dans la guerre (certains ont été la cible de pillages, d&#8217;autres de destructions) ; la guerre informationnelle entre les belligérants ; les déplacements et exils forcés ; enfin, des signes de résilience. » En fait, les journalistes congolais sont confrontés à des réglementations liberticides qui leur valent des sanctions. Certains ont été arrêtés, d&#8217;autres ont été la cible de menaces, et d&#8217;autres encore ont été contraints à l&#8217;exil. Ces atteintes à la liberté de la presse en RDC ne concernent pas seulement les entités sous contrôle gouvernemental, mais aussi celles contrôlées par les groupes armés. Depuis le RCD, les pratiques liées à l&#8217;exercice du métier de journaliste ont été réduites au silence, réduisant les journalistes à des propagandistes ou à des journalistes payés pour véhiculer une version unique des problèmes, sans contribuer sensiblement à changer les choses ni à instaurer la paix tant souhaitée. Depuis la résurgence du M23 en 2021, la liberté de la presse est de nouveau confrontée à des restrictions dans les zones de conflit. Alors que le camp gouvernemental interdit aux médias, étrangers comme locaux, de donner la parole aux dirigeants des groupes armés, sous peine de sanctions et de retrait des cartes d&#8217;accréditation, de nombreux médias se voient privés de leur liberté d&#8217;action et le prix des cartes d&#8217;accréditation augmente en RDC. Kinshasa a elle-même restreint l&#8217;accès à l&#8217;information, puis a criminalisé la diffusion d&#8217;informations relatives à la sécurité.  (Image Copyright : Reporters sans Frontières, Rapport 2026[1] ) Le ministère congolais de la Communication a ainsi contribué à la désinformation et à la désorientation des politiques de protection des civils dans les zones touchées par les crises et les conflits armés. Par ailleurs, dans les zones rebelles, deux tendances se sont imposées. D&#8217;abord, au sein des entités de l&#8217;AFC/M23. En 2021-2022, le porte-parole de la rébellion a arrêté des journalistes à Rutshuru, puis les a relâchés après des discussions avec les médias (JED), alors qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas encore arrivés à Goma. L&#8217;AFC/M23 a également suspendu les signaux de plusieurs médias, dont Top Congo Fm, ainsi que d&#8217;autres radios qui diffusait la version de Kinshasa de la guerre. Les journalistes étaient scrutés, surveillés et contraints de se reconvertir. Dans les groupes armés, ils étaient tolérés, mais les publications non censurées par ces groupes posaient problème. Dans le territoire de Fizi, un journaliste a été arrêté par une coalition de groupes armés pour avoir accordé la parole à des représentants de l&#8217;AFC/M23 à Uvira, alors qu&#8217;il relayait également ces mêmes rebelles. Exercer le métier de journaliste en RDC soulève de nombreuses craintes et questionnements. Si la loi de 2023 proposée par M. Patrick Muyaya Katembwe a permis de criminaliser certaines pratiques et d&#8217;encadrer d&#8217;autres, des dérapages sont également observés, aussi bien à Kinshasa qu&#8217;aux territoires occupés par les groupes armés. Les médias d&#8217;État, à l&#8217;instar de la RTNC, ne sont que des caisses de résonance et des outils de propagande à la gloire du chef de l&#8217;État, de l&#8217;USN et de ses proches. Toute critique à leur encontre est interprétée comme une collusion avec les ennemis. Selon certains, les radios associatives, communautaires et/ou confessionnelles se sont ralliées aux versions de leurs dirigeants ou initiateurs, et les critiques sont moins tolérées. Enfin, les médias en ligne, bien qu’encadrés par les lois congolaises, sont devenus toxiques, manipulateurs et vecteurs de stratégies de menaces hybrides ou de guerres informationnelles. Dans les zones occupées, les rebelles utilisent certains médias locaux à des fins de propagande, contraignent les autres à modifier leur ligne éditoriale, interrompent des émissions et en créent d&#8217;autres pour désinformer les auditeurs. Comment interpréter les manifestations de la liberté de la presse dans le contexte de la crise actuelle opposant simultanément Kinshasa à la rébellion pro-gouvernementale rwandaise et au Rwanda ? Ce décryptage commence par un diagnostic des zones tenues par le gouvernement congolais afin de comprendre comment les libertés sont appliquées, puis analyse les problèmes de liberté de la presse dans les zones contrôlées par l&#8217;AFC/M23 et ses alliés rwandais. Il examinera également la situation dans les zones contrôlées par les autres groupes armés et dressera des constats. Pratiques liberticides En août 2023, le journaliste de renom Stanis Bujakera est arrêté à Kinshasa. On lui reproche d&#8217;avoir divulgué à des médias étrangers de fausses informations attribuées aux services de renseignement concernant la mort de Chérubin Okende. Non seulement ces services ont contredit ces allégations, mais ils ont également criminalisé le</p>
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		<title>Pourquoi le groupe armé Forces pour la défense des compatriotes au Congo / Armée populaire Congolaise (FDCC/APC) s&#8217;indigne-t-il contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 14:36:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anthropologie sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Introduction Dans un document public daté du 23 avril 2026 concernant les tensions entre des  Wazalendo et l&#8217;autorité provinciale du Sud-Kivu, le groupe armé FDCC/APC, par l&#8217;intermédiaire de son coordinateur Prince Kasikuza Ndegesi, s&#8217;indigne du comportement du gouverneur de cette province. Elle dénonce d&#8217;abord son manque de considération à l&#8217;égard de leur mouvement, mais aussi les graves griefs qu&#8217;elle qualifie d&#8217;une utilisation abusive des fonds qui leur sont alloués par le pouvoir central. Depuis la chute de la ville de Bukavu en 2025, qui a contraint le gouverneur et son gouvernement à délocaliser le siège de la province à Uvira, les rapports entre les acteurs de la province (gouvernement provincial, gouverneur et vice-gouverneur) ont connu des ruptures et des continuités, ainsi que des tensions et des accusations mutuelles. Le gouverneur est le représentant du chef de l’État dans la partie de la province encore sous le contrôle du gouvernement provincial, mais il ne contrôle que partiellement les territoires d&#8217;Uvira, de Fizi, de Mwenga, de Walungu, de Kabare, de Kalehe et de Shabunda, car la province est également occupée par la coalition AFC/M23 et les forces armées rwandaises. Pour rappel, après la prise de Bukavu et de Kamanyola, les autorités provinciales se sont d&#8217;abord installées à Uvira, puis à Bujumbura, tandis que les forces de police nationale ont quitté Uvira, laissant la ville aux mains des Wazalendo, dans leur diversité et leurs rivalités. Avec le retour de la FDNB et le redéploiement des autorités à Uvira, les Wazalendo ont acquis une certaine notoriété, au point de délégitimer le gouverneur et son « gouvernement de fuyards », comme ils les qualifient. S&#8217;ils ont trouvé un terrain d&#8217;entente, les Wazalendo n&#8217;ont jamais oublié leurs divergences. Le 10 décembre 2025, la ville d&#8217;Uvira a de nouveau été prise par l’AFC/M23, avec l&#8217;aide de ses alliés rwandais ; les autorités politiques et policières ont alors pris la fuite pour se réfugier à nouveau au Burundi. Ces replis ne sont pas, en soi, une mauvaise chose, mais ils ont été interprétés différemment à Uvira et par les Wazalendo. Après les pressions américaines, la montée en puissance des Hiboux et le soutien des groupes Wazalendo, les combattants du M23 se sont partiellement retirés de la ville d&#8217;Uvira pour se redéployer dans le territoire d&#8217;Uvira, où ils n&#8217;avaient pas de positions, et ont installé leur centre névralgique à Kamanyola et Luvungi, dans une perspective de géographie militaire. Par ailleurs, des exactions ont été commises à Uvira, et des actes de criminalité urbaine ont été perpétrés par des Wazalendo et d&#8217;autres criminels lors de la reprise de la ville. Ces actes n&#8217;ont pas été appréciés par la population, qui ne réclamait que la paix et la quiétude. Outre le déploiement des « Hiboux » et le retour des unités des FARDC et de la  FDNB, les Wazalendo ont été invités à se déployer sur les terrains d&#8217;opération des Hauts et des Moyens plateaux afin d&#8217;endiguer l&#8217;AFC/M23 sur les lignes de front. Si certains ont obtempéré, d&#8217;autres n&#8217;ont pas bien assimilé cette consigne. Par ailleurs, pour encourager les soldats sur les théâtres d&#8217;opérations, Kinshasa a offert une prime de 325 dollars américains par combattant enrôlé dans sein des équipes de la RAD. Bien que de nombreuses personnes mentionnent cette institution sans en être officiellement membres, cette mesure a été saluée. Cependant, dans une note lue par Nuru-Afrika, la coalition FDCC dénonce la mauvaise gestion de 700 000 dollars américains ainsi que des fonds alloués mensuellement aux Wazalendo dans le Sud-Kivu. Comment expliquer alors les tensions entre le gouverneur et la coalition FDCC/APC, alors que celle-ci a été interpellée à Kinshasa par son ministère de tutelle, dans un contexte de motion de censure à son encontre ? « Au prix de leur vie ! Sous-estimer le sacrifice suprême des groupes armés pro-gouvernementaux. La Force pour la défense des compatriotes au Congo (Armée populaire du Congo, FDCC/APC), créée en 2017 par son général autoproclamé, Justin Kakobanya Nakalmbi, existe à ce jour. C’est suite à des assassinats de chefs locaux et notables Nyindu, d’abord le notable feu Kawaza Nyakwana Robert, puis Zakayo, dans les hauts plateaux de Fizi, par feu le colonel Semahurungure Kimasi (ancien leader du groupe armé Gumino), ainsi que les massacres perpétrés dans les villages où ils vivaient avec les Banyamulenge, qu’ils ont décidé de défendre et protéger leurs familles (frères et sœurs tués et chassés de leurs villages par le combattants du groupe Banyamulenge Gumino et récemment MRDP/Twirwaneho). Si certains ont été déplacés de force à l&#8217;intérieur du pays, d&#8217;autres se sont réfugiés et d&#8217;autres encore se trouvent dans des situations précaires. Les FDCC/APC ont alors commencé à faire partie de la coalition FPDC/ML, dirigée par le feu général Kibukila Kitungano wa Seba (Ebuela) (actuellement Bolingo Mutetezi), dans laquelle Justin Kakobanya Nakalambi était chargé des opérations militaires. Entre 2024 et 2025, face aux accusations de collusion entre des proches d&#8217;Ebuela et le M23, notamment Microbe Nyamachabu (arrêté à Kinshasa), le FDCC a décidé de quitter la coalition pour agir seul dans ses zones opérationnelles, à savoir les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga. Le groupe comprend une branche militaire et politique dirigée par M. Prince Kasikuza Ndengesi. Majoritairement composé de combattants banyindu, il comprend également d&#8217;autres groupes ethniques. Ce groupe vise à assurer la sécurité de ses compatriotes, à défendre les terres de leurs ancêtres et à mettre fin aux combats d’occupation comme à la résistance. Justin Kakobanya Nakalambi ne souhaite pas chasser les Banyamulenge, mais il entend également faire la lumière sur les massacres de nombreux Banyindu perpétrés par ces derniers, et défendre l&#8217;État congolais dans ses territoires. Dans cette lettre précitée, Kasikuza Ndegesi fustige le fait que leurs combattants se sont battus au prix de leur vie, de leur famille et de leur village, sans que le gouverneur ne reconnaisse publiquement ces sacrifices ni ne les encourage. Si ces jeunes et ces vieux ont effectivement perdu leur famille, nombreux sont ceux qui ont sacrifié leur vie alors que les Hiboux ou les FARDC étaient malmenés par les</p>
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		<title>Banyamulenge, effets de bombardements et aggravation de la crise humanitaire dans les Hauts Plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 18:57:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arènes Humanitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte et background Depuis 2017, les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et d’Itombwe sont le théâtre de conflits entre groupes ethniques, par l’intermédiaire de groupes armés, ce qui a entraîné le déplacement de populations vers d’autres contrées et a prolongé l’insécurité pour ceux qui sont restés sur place. Si les Banyamulenge sont confrontés à ces conflits, la prise de la ville d’Uvira par l’AFC/M23 en décembre 2025, ainsi que la résistance des combattants du mouvement républicain pour la dignité du peuple/Twirwaneho (MRDP/T), leur ont temporairement facilité la mobilité. Ceci leur a permis d&#8217;accéder à des lieux qui leur étaient auparavant interdits. Cependant, depuis le retrait partiel de l&#8217;AFC/M23 de la ville d&#8217;Uvira, leur mobilité dans ces zones de hauts plateaux a été réduite. Ainsi, les populations vivant dans l’espace de Minembwe pouvaient respirer et des organisations locales ont pu reprendre à fréquenter Madegu et ses environs. Cependant, le 4 novembre 2025, les habitants de Minembwe et de ses environs se sont mobilisés contre le gouvernement congolais, la FDNB et les Wazalendo, qui leur imposaient un blocus pour des raisons stratégiques, aggravant ainsi leurs problèmes et leur vulnérabilité. Des tentatives de contournement du blocus humanitaire ont consisté à faire atterrir des aéronefs humanitaires à Minembwe, auparavant utilisés par l&#8217;AFC/M23 selon certaines sources, et par les forces rwandaises de défense selon les experts de l&#8217;ONU, avant la prise de la ville d&#8217;Uvira. Dans le même esprit, certains observateurs de la région soulignaient le rôle crucial de l&#8217;AFC/M23 dans l&#8217;aggravation de la situation dans les Hauts Plateaux. Selon eux, le Burundi aurait en effet renforcé ses stratégies opérationnelles lorsque le M23 a pris le contrôle de Kamanyola et de ses environs. Des axes d&#8217;approvisionnement entre les espaces de Rurambo et de Minembwe, ou entre Lulenge, Mutambala et Itombwe, ont-ils été complètement fermés ? Sur les plans sécuritaires et d&#8217;approvisionnement, les seules routes de liaison vers l&#8217;espace Rurambo (Uvira) menant à Mitamba ont été fermées, empêchant les commerçants et le personnel soignant de circuler librement entre Madegu (centre de Minembwe) et Uvira, ou vers la ville de Baraka, interdite depuis des années aux Banyamulenge. Des médicaments destinés à la zone de santé de Minembwe étaient parfois refusés le passage par les positions des Wazalendo. D&#8217;autres sources locales mentionnaient toutefois que les combattants de l&#8217;AFC/M23 auraient limité les déplacements du personnel soignant des aires de santé d’Itombwe et de Mikenge. Les personnes malades et les cas d&#8217;urgence ont été les plus touchés, car le personnel de l&#8217;hôpital de Mikenge a également été contraint de limiter ses déplacements. L’hôpital de Minembwe était, lui, confronté à des pénuries de médicaments. Les ONG qui aidaient la population ont fermé leurs bureaux, tandis que d&#8217;autres n&#8217;étaient autorisées à œuvrer que dans les zones gouvernementales, accusées de collaborer avec les ennemis (AFC/M23 et MRDP/Twirwaneho), alors que les populations ont besoin de couloirs humanitaires pour évacuer leurs biens et commercer. Blocage et hausse des prix La hausse des prix des produits de première nécessité et l&#8217;aggravation de la crise humanitaire ont été causées par les politiques sécuritaires liées aux restrictions imposées par l&#8217;armée congolaise, qui était d&#8217;ailleurs présente à Madegu, ainsi que par ses alliés. Les prix des denrées alimentaires, des produits de première nécessité et des vêtements ont grimpé, tandis que le bétail était pillé ou décimé. Néanmoins, la banque de développement de Minembwe étant hors service, les communautés cherchent des moyens de s&#8217;approvisionner. De ce point de vue, certains ont eu recours aux paiements mobiles, avec les conséquences et les risques que cela implique, ainsi qu’à des taux exorbitants. Les habitants n’ont pas le choix : ils doivent survivre et s’adapter à cette situation complexe, tout en étant exposés à des bombardements. Objectifs et structure Cette note a pour objectif de discuter de la crise humanitaire qui a débuté en 2017 et perdure à ce jour, ainsi que de ses effets locaux, sans pour autant nier les autres travaux écrits sur le sujet. Elle vise à présenter les événements contextuels survenus sur le plan sécuritaire entre août 2025 et janvier 2026, à montrer les conséquences des politiques de blocus sur les prix des produits de première nécessité et pharmaceutiques, à décrire le rôle joué par les commerçants et transporteurs (Bashi ou Bafuliru) dans ces contextes de crises prolongées, et à évoquer la prise de la ville d’Uvira par l’AFC/M23, accompagnée du retrait des FARDC, de la FDNB et des Wazalendo. La prise de la ville d’Uvira a coïncidé avec le retour à la vie dans la zone de santé de Minembwe et ses environs, ainsi que dans la région de Bijombo, qui sont des axes cruciaux d’approvisionnement et les plus sécurisés. Ce décryptage est subdivisé en trois sections. La première décrit le contexte sécuritaire instable, la deuxième présente les effets sur les prix et les structures sanitaires, et la troisième analyse les derniers remparts civils, malgré les restrictions, les menaces subies de la part des Wazalendo, des FARDC et des FDNB burundais, ainsi que les bombardements visant leur bétail, leur aérodrome et leurs ressources militaires. Josaphat Musamba Télécharge-moi ! &#160;</p>
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		<title>Tensions entre délégués de la Présidence et les groupes armés en 2022  : Quand la méthode de médiation fragilise la paix — et ce que cela dit de la situation actuelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 23:15:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Résumé Pourquoi les pourparlers entre les groupes armés congolais et les représentants de la présidence congolaise, sous la médiation du professeur Serge Tshibangu, l&#8217;ex-haut représentant et représentant personnel du chef de l&#8217;État congolais en 2022, se sont-ils prolongés et ont-ils été préoccupants ? Cette analyse est accompagnée d&#8217;une évaluation de leurs limites, des facteurs de blocage et d&#8217;incompréhension, ainsi que des solutions aux obstacles rencontrés. Pendant que les délégués de la présidence établissaient des contacts avec les groupes armés, les pourparlers se déroulaient dans un climat de tension. Bien que les dialogues aient abouti à un « accord de cessez-le-feu » immédiat et inconditionnel, selon M. Tshibangu, des groupes armés ont exprimé des réserves, ce qui contredit ses propres propos. Ce billet de blog examine les raisons pour lesquelles les pourparlers ont traîné en longueur et se sont révélés intimidants, ainsi que pourquoi Serge Tshibangu était considéré comme une figure intimidante. Dans quelle mesure les conflits internes au sein de l&#8217;entourage immédiat du président Félix Antoine Tshisekedi, ou « guerres de palais », ont-ils influé sur le processus de négociation avec les groupes armés à l’est du Congo ? Ce billet est subdivisé en cinq sections. La première analyse porte sur l&#8217;offre de discussions et les menaces, la deuxième sur la guerre des palais, tandis que la troisième présente des options de négociation précoces et moins structurées sur le terrain. La quatrième section décrypte les postures arrogantes de Serge Tshibangu, qui ont précédé sa délégitimation, et la cinquième explore les erreurs tactiques et les dérapages stratégiques, pour finalement démontrer le lien entre ces options de 2022 et les options actuelles. Finalement, l’auteur constate des erreurs tactiques ayant conduit à des dérapages qui perdurent à ce jour dans la stratégie globale de réponse aux crises comme celle de l&#8217;AFC/M23. Dans sa réflexion, il souligne les leçons opérationnelles suivantes pour aider les politiques à rectifier leurs démarches ultérieures : Premièrement, il faut être capable de ne jamais confondre la communication et la résolution. Ceci implique qu&#8217;annoncer des choses n’est pas synonyme de remplacer les négociations ou le dialogue dans ces contextes. Deuxièmement, il faut préserver la diplomatie de la discrétion, tout en établissant une chaîne de coordination claire pour éviter les contradictions, et traiter la confiance comme une ressource stratégique. Si la médiation est perçue comme intimidante, elle détruit l’espace de négociation. Moralité : Doha fait dialoguer les représentants de Kinshasa et les rebelles de l&#8217;AFC/M23, même si les autres groupes armés locaux n&#8217;y ont pas été associés, et que les rebelles de l&#8217;AFC/M23 ont dénoncé l&#8217;absence de mandat des représentants du pouvoir central congolais. Telecharge-moi ici </p>
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		<title>Qui sont les Gumino ? Enracinement social chez les Banyamulenge, marginalisation et Utetezi.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 22:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anthropologie sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Le 8 novembre 2025, des images ont circulé sur les réseaux sociaux, notamment sur WhatsApp, montrant l’un des seigneurs de guerre de la communauté Banyamulenge des Hauts Plateaux, Désiré Fureko, ligoté avec ses combattants. Fureko, le visage ensanglanté, a été celui que le monde a vu, critiqué et commenté. Les Burundais, les FARDC et les Wazalendo le soupçonnaient d&#8217;appartenir aux MRDP/Twirwaneho et l&#8217;arrêtèrent sans savoir réellement qui il était ni comment il était lié aux Burundais, aux FARDC ou au mouvement armé GUMINO.  Cette réflexion naît de ces images qui ont choqué plus d’une personne, y compris des Wazalendo de Kitoga et d’ailleurs qui le connaissaient bien et connaissaient les positions et les crédos idéologiques de ce groupe armé ancré dans la société banyamulenge. Qui sont-ils réellement ? Les Gumino sont des combattants armés issus de la communauté Banyamulenge. Ils sont d&#8217;abord des protecteurs locaux des Banyamulenge, mais ils se sont aussi opposés aux options de leurs confrères quant à leurs relations avec les autres groupes ethniques. Si ces derniers sont opposés à Kigali et à d&#8217;autres groupes, ils sont également victimes de marginalisation et de stigmatisation dans certaines zones. Depuis 2017, les hauts plateaux d’Uvira, de Mwenga et de Fizi sont le théâtre de conflits entre les groupes ethniques. Certains sont confrontés à des luttes et des résistances contre les politiques d’expulsion visant les groupes armés Bembe ou Fuliru, tandis que d&#8217;autres sont confrontés à leurs rapports avec les groupes armés burundais, notamment les RED-Tabara et les FNL. Tantôt ils créent des alliances, tantôt ils reçoivent des délégations de l’armée burundaise pour traquer leurs rebelles. Certains ont également fourni des renseignements. L’AFC/M23 a fait irruption dans la plaine de la Ruzizi, tandis que d&#8217;autres forces spéciales se dirigeaient vers les hauts plateaux. Les FDNB et les FARDC se sont repliés : certains sont allés à Uvira et à Fizi, d’autres sont rentrés chez eux au Burundi. Par ailleurs, les Gumino se sont davantage impliqués dans la défense de leurs membres, de leurs biens et de leurs populations. S’ils sont menacés par d’autres communautés, ils participent à des processus de dialogue depuis des années. Comme leurs dirigeants ne partagent pas les mêmes idées que ceux des MRDP/Twirwaneho, ils ont décidé de ne pas les rejoindre dans leur rapprochement avec l’AFC/M23 et le Rwanda. Nombre d&#8217;entre eux sont en effet la cible de menaces internes, notamment de la part de Rwandais, mais aussi de groupes armés qui ne les soutiennent pas, malgré leur adhésion aux approches « Utetezi » et « Uzalendo ». Ce papier est structuré autour de cinq points significatifs. Le premier décrypte le lien généalogique avec les FRF, le deuxième analyse son contrôle territorial ainsi que sa légitimité au sein de la société banyamulenge et dans ses villages, et le troisième montre son implication dans la lutte contre le tribalisme entre 2023 et 2024. Le quatrième point souligne son apport à la stratégie nationale d&#8217;endiguement de l&#8217;AFC/M23, malgré ses limites. Enfin, nous montrons le rôle du Burundi, qui a tenté d&#8217;opposer les Banyamulenge pour les contrôler et les dompter, mais les calculs de l&#8217;AFC/M23 et de ses alliés rwandais ont changé la donne. Généalogie et structures Formé à partir de combattants issus de la rébellion des Banyamulenge appelée les Forces républicaines fédéralistes, le groupe armé GUMINO a été présent sur tous les fronts pour protéger les Banyamulenge. Des Venant Bisogo à Richard Sebakanya (Tawimbi), en passant par des commandants comme Semahurungure Kimasi, puis par Alexis Shaka Nyamusaraba et Désiré Fureko, ces noms sont connus des Banyamulenge et des nombreux groupes armés locaux ou burundais. Certains ont travaillé avec eux, d&#8217;autres ont été arrêtés au Burundi et d&#8217;autres ont convoyé des expéditions de Burundais pour traquer leurs anciens alliés, les Mai-Mai locaux. Ces derniers ont plusieurs fois pillé les vaches des Banyamulenge, et vice versa. Sachant qu’ils ont des liens généalogiques avec leurs ancêtres communs, les « Abageriye », les Gumino étaient plus structurés en tant que groupe armé que les Twirwaneho avant les années 2020. Certains ont été accusés de crimes contre l’humanité et de guerre, tandis que d&#8217;autres ont été consacrés en héros, à l&#8217;instar de feu Semahurungure Kimasi, pour ses loyaux services rendus à la communauté banyamulenge, menacée de toutes parts par des attaques des Mai-Mai. Ils sont structurés en branches militaires, politiques, de mobilisation et de ravitaillement, et entretiennent des liens avec la diaspora dans la région des Grands Lacs. Ils reçoivent, comme les MRDP/Twirwaneho, le soutien de leur diaspora et collectent des fonds dans les villages, comme tous les autres groupes armés. Contrôle territorial et légitimité En ce qui concerne le contrôle territorial et le soutien populaire à leur lutte, les Gumino sont présents dans les chefferies des Bafuliru et des Bavira. Il faut toutefois noter que leur rivalité avec les MRDP/Twirwaneho ne leur a pas été favorable, car ils sont moins nombreux que ces derniers. Autrefois basé à Kajembwe, leur état-major général est désormais basé à Runwera, dans le groupement de Kigoma, ainsi que dans les entités sous leur contrôle : Bibangwa, Bijojo et Runwera. Plus de quatre colonels chapeautent ces entités, placées sous la direction de Désiré Fureko. Si certains Banyamulenge considèrent cette rébellion comme « impopulaire », des sources internes confirment qu’elle compte 150 combattants. Il est important de redouter un groupe armé de plus d’une centaine de combattants formés à l’art de la guerre. Par ailleurs, ils ont construit leur légitimité au fil du temps, d&#8217;abord au sein de la société et des clans Banyamulenge, puis en reliant la guerre contre l&#8217;AFC/M23 à la stratégie nationale d&#8217;endiguement des insurgés soutenus par les Rwandais. En protégeant les Banyamulenge et en promouvant leur sécurité ainsi que leur accès aux marchés, ils ont construit leur légitimité, qui a toutefois été contestée par certains. Ces derniers les considèrent comme des traîtres, car ils sont proches du gouvernement de Félix Antoine Tshisekedi, qui, avec son armée, a conçu un plan visant à les exterminer, ainsi que les Wazalendo. Les Gumino ont fait partie de la Réserve armée de</p>
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		<title>La FDNB au Sud-Kivu : entre la traque, le blocus comme décision stratégique et des actions de rapprochement entre les communautés en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 21:37:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte   Depuis août 2022, les forces de défense nationale du Burundi sont présentes dans la plaine de la Ruzizi, afin de traquer les rebelles burundais en marge de TAFOC. Si, trois ans auparavant, ces forces burundaises pénétraient dans l&#8217;espace congolais avec ou sans autorisation, elles se liaient à des groupes armés, tels que les Mai-Mai et les Gumino Banyamulenge, dans les chefferies des Bafuliru et Bavira. En 2022, leur arrivée avec les FARDC a contraint de nombreux groupes armés à se rallier à eux et à leur fournir des renseignements géographiques afin de dénicher les retranchements des rebelles burundais du FNL d&#8217;Aloyse Nzabampema ou de Kisiga et Jean Claude Bayaga (Five One). Dans le même contexte, la situation sécuritaire au Nord-Kivu était caractérisée par la résurgence du M23 en novembre-décembre 2021 et par son extension vers Rutshuru, Bunagana et Masisi. À cette période, les Burundais n&#8217;étaient pas encore impliqués dans le conflit entre le Rwanda et la RDC, car la RDC accusait le Rwanda de soutenir le M23. Pour rappel, à cette période, l&#8217;AFC de Nanga n&#8217;avait pas encore rejoint le M23 de Willy Ngoma, qui communiquait souvent. Comment se fait-il qu&#8217;ils soient aujourd&#8217;hui perçus comme des ennemis, ou considérés comme une armée dont le but serait de commettre des crimes de masse contre les Tutsis et les Banyamulenge du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ? En novembre 2025, une marche de protestation a eu lieu au centre de Minembwe, au cours de laquelle les communautés Banyamulenge se sont dressées comme un seul homme pour dénoncer le blocus de la FDNB après son déploiement à Mikalati, dans le groupement de Balala Nord, secteur de Tanganyika. Auparavant, des médias rwandais pro-M23 et des acteurs politiques avaient déjà protesté, ainsi que des délégations de l’AFC/M23. Ensuite, une délégation des MRDP/Twirwaneho s&#8217;est rendue à Gitega pour plaider en faveur d&#8217;un couloir humanitaire auprès du président burundais. En marge de l&#8217;extension de l&#8217;EAC/RF, comment expliquer la présence de la FDNB à l&#8217;est du Congo, au-delà des termes de la coopération militaire entre le Burundi et la RDC ? Ce papier vise à expliquer, à travers une approche de défense et de sécurité, les motivations derrière cette présence ainsi que les actions qu&#8217;elle mène en faveur de la cohésion locale, actions peu relayées dans les médias publics, alors que certains médias en ligne burundais et rwandais accusent cette armée de commettre des crimes et de s&#8217;impliquer dans les activités minières entre 2022 et 2024.   Coopération militaire   Pour mieux comprendre la présence de la FDNB au Congo, il convient de la distinguer du Rwanda, qui a déployé des mesures de sécurité en raison de la résurgence de la rébellion de l&#8217;AFC/M23, qui viole également l&#8217;espace aérien congolais à l&#8217;aide d&#8217;aéronefs en provenance de ce pays, comme l&#8217;ont mentionné les experts de l&#8217;ONU dans leur rapport du 3 juillet 2025. Le droit et la pratique diplomatique et consulaire expliquent les questions relatives aux accords (commerciaux, économiques, culturels, de défense, etc.) que des États peuvent conclure. Ces accords peuvent être bilatéraux ou multilatéraux. Pour ce qui est de la RDC et du Burundi, il s&#8217;agit d&#8217;accords bilatéraux, bien que ces derniers n&#8217;aient jamais été présentés ni au Parlement national congolais ni au Parlement burundais. Espérons qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;accords en forme simplifiée (AFS), comme on dit en relations internationales et en pratique diplomatique et consulaire.  Par ailleurs, si le déploiement de la FDNB ne s&#8217;est pas limité au Sud-Kivu, il s&#8217;est également étendu au Nord-Kivu, après le retrait de la force régionale de l&#8217;EAC/RF.   Jamais le Sud sans le Nord   La RDC avait désapprouvé le manque d’engagement de la force régionale de l’EAC/RF contre les combattants de l’AFC/M23 dans les zones de Masisi et Rutshuru. Elle avait exigé son retrait ; d’ailleurs, la FDNB en faisait partie. Alors que Kinshasa n’avait pas renouvelé leurs mandats, ils sont rentrés chez eux, malgré leurs plans. Cependant, après avoir conclu des accords avec le Burundi, certaines de ses forces sont restées en RDC et d’autres ont été déployées au Nord-Kivu, ce qui a permis à la FDNB d&#8217;être présente dans les deux provinces. Venant tantôt en tenue des FARDC ou autrement, ils ont été déployés à Mubambiro, Sake et ailleurs dans le Nord-Kivu. D’autres se sont déployés au Sud-Kivu, vers Kalehe, où les Burundais étaient stationnés à Numbi, sur la terre rouge, etc. Bref, une présence à la fois au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Depuis la prise de Goma, ceux qui étaient à Bukavu se sont déplacés vers le sud. Et lors de la prise de Bukavu, le repli a contribué à ce que les verrous soient à Luvungi, sur les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, ainsi que dans la plaine de la Ruzizi.   Contraignement et initiatives de cohésion   La présence de la FDNB est motivée par des raisons de sécurité et de défense, tant pour le Congo que pour le Burundi. D’abord, pour ces deux pays, les rebelles des FNL et des RED Tabara constituent une menace qu’il faut éradiquer. Alors que ces deux pays accusent le Rwanda de soutenir les RED Tabara depuis des années, ces opérations étaient nécessaires. Entre-temps, l’AFC/M23 a poursuivi les combats contre les FARDC, a fait des prisonniers parmi les FDNB et en a tué d&#8217;autres. Puis, comme cette rébellion menace autant le Burundi que la RDC, on peut anticiper la réaction de ces pays face à la menace de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga, les Twirwaneho Banyamulenge, qui avaient bénéficié de patrouilles de l’armée burundaise entre 2022 et 2023 à Minembwe et Mikenge 1, dans leurs camps de déplacés, ont décidé de les chasser lorsque l’AFC/M23 a pris Bukavu. Ces derniers ont scellé une coalition tandis que les Twirwaneho devenaient un mouvement politico-militaire. Les FARDC ont été chassées et ont pris la menace au sérieux. Le MRDP/Twirwaneho est alors devenu une menace grave, au même niveau que l’AFC/M23, pour les FDNB et les FARDC. Ainsi, tout</p>
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