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	<title>Guerres civiles Archives - Mon site web personnel</title>
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		<title>Enjeux opérationnels autour de points stratégiques de manœuvre aux Sud-Kivu[i]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 01:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>[i] Entre janvier et février 2025, deux provinces concurrentes se sont établies dans les deux provinces de l’est. La province rebelle du Nord-Kivu est établie à Goma (capitale du quasi-État des rebelles) et la province gouvernementale à Beni. Cependant, la province rebelle du Sud-Kivu est basée à Bukavu et la province étatique à Uvira. Introduction Depuis mars 2025, à la suite de leur éviction de Madegu, capitale territoriale de référence des Banyamulenge, dans le contexte de l’expansion territoriale de l’AFC/M23 à Kamanyola et dans les moyens plateaux de Walungu, ayant entraîné une fragmentation du Sud-Kivu en deux[1] espaces distincts, les FARDC se sont repliées vers Point-zéro, tandis que d’autres unités ont rejoint Mulima ainsi que des entités contrôlées par les forces pour la défense des compatriotes au Congo (FDCC) deJustin Kakobanya Nakalambi ou les forces des patriotes pour la défense du Congo/Mouvement de Libération (FPDC/ML) de Bolingo Mtetezi, fils de feu Kibukila Kitungano wa Seba (Ebuela). Dans le même temps, dans la zone de Rugezi, les combattants des FABB/CPLC de Ngomanzito et les hommes du commandant Brown s’affrontaient quotidiennement. L’intensification des opérations militaires dans les territoires de Fizi, d’Uvira et de Mwenga a provoqué l’évacuation de plusieurs villages situés à proximité de ces différents points d’appui. La prise des villages de Mikenge, Ngezi et Tubwetubwe, combinée à l’incendie d’habitations appartenant aux communautés Nyindu, Fuliru et Bembe, a contribué au renforcement de la sécurisation du cœur de l’anneau de Minembwe, d’abord par les forces du MRDP/Twirwaneho, puis par environ200 combattants[2]de l’AFC/M23 venus en renfort. En décembre 2025, la prise de la plaine de la Ruzizi et de la ville d’Uvira par l’AFC/M23 a affecté les chaînes d’approvisionnement du mouvement ainsi que la circulation des Banyamulenge entre Madegu, Bijombo/centre, Kirungu, Kabindula et la ville d’Uvira. Dans ce contexte, la coalition gouvernementale a intensifié ses opérations dans le but d’accroître la pression exercée sur le MRDP/Twirwaneho, l’AFC/M23 et leurs alliés. Bien que cette campagne ait produit des effets temporaires, ceux-ci ont été neutralisés par les contre-offensives aériennes menées au moyen de drones[3] par les rebelles de l’AFC/M23. À partir du début du mois de juin 2025, les FARDC ont procédé à plusieurs retraits, perdant le contrôle de villages stratégiques de manœuvre et à valeur décisive tels que Point-zéro, Kitoga, Kipupu &#160;et Magunda (chef-lieu du groupement Basimukindji II, 420 Km2)[4]. Point-zéro constitue une circonscription administrative du territoire de Mwenga située à l’intersection des groupements de Balala-Nord (Fizi), de Basimukindji I (secteur d’Itombwe, 2110 Km2) et de Basilocha (secteur de Mutambala). Cette localité abrite une antenne de télécommunications, en dehors de celle située à Mikenge-Centre, ce qui renforce son importance dans le contrôle territorial, la surveillance ainsi que la traçabilité des mouvements entre les différentes parties. La conquête de ces villages s’inscrit au cœur des enjeux de la compétition opposant les coalitions belligérantes. À ce titre, le pasteur Azarias Ruberwa, membre du FCC, confirme l’intérêt stratégique que le MRDP/Twirwaneho accorde à Point-zéro[5]. La présente note examine successivement : (1) l’importance territoriale de certains villages dans le ravitaillement des troupes ainsi que dans l’acheminement des vivres, des munitions et des renforts ; (2) leur fonction de points de verrouillage stratégique, de manœuvre ou de positions décisives, déterminantes dans la conduite des attaques et des contre-attaques ; (3) leur rôle en tant que nœuds logistiques, en raison de leur topographie, de leurs corridors de mobilité et de leur importance dans la circulation des forces ainsi que dans la logistique de combat des coalitions engagées. Enfin, l’analyse s’intéresse à leur transformation en véritables enjeux-verrous dans le cadre des processus régionaux de cessez-le-feu (MCVE+), où ils influencent directement les dynamiques de négociation et de stabilisation. 1.&#160;&#160; Similaires valeurs stratégiques Citant les travaux de Jomini, Martin Motte et collègues notent que ce dernier distingue deux types de points stratégiques. En effet, « les premiers ou points stratégiques de manœuvre sont des lieux que le cour imprévisible de la guerre transforme momentanément en enjeux opérationnels (…). Mais, Il existe aussi des points dont l’importance est immense et incessante qui sont appelés des points décisifs&#160;»[6]. Ces notions ne se limitent pas à la guerre du M23 ; elles sont également applicables aux tensions opposant les groupes armés entre eux ou les groupes armés aux forces gouvernementales. Dans les trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo confrontées à des situations de conflit, certaines zones revêtent une importance particulière. Dans le territoire de Djugu, le contrôle du centre de négoce de Pluto constituait un enjeu crucial pour les combattants de l’Autodéfense Jeunesse/Zaïre (Hema), qui l’ont à la fois sanctuarisé et fortifié. Cette localité représentait pour eux une zone de manœuvre, à l’instar du groupement Dhego. Au Nord-Kivu, plusieurs centres sont considérés comme des points stratégiques de manœuvre, notamment la cité de Kirumba dans le sud du territoire de Lubero, celle de Mweso dans le territoire de Masisi et, plus récemment, le centre de Ngungu. Au Sud-Kivu, on observe également plusieurs points stratégiques de manœuvre, sans que cette liste soit exhaustive. Il s’agit notamment du village de Lowa-Numbi dans le territoire de Kalehe, de la cité de Kamanyola dans le territoire de Walungu et de Point-zéro, situé à l’interface des territoires de Fizi et de Mwenga. Dans les calculs stratégiques des acteurs en présence, ces différents points occupent une place déterminante et nécessitent une réflexion approfondie. Selon une source militaire disposant d’une solide expérience dans les forces spéciales, tous ces points présentent une valeur stratégique équivalente. Bien que Point-zéro constitue actuellement un enjeu opérationnel majeur, au même titre que Rugezi, l’ensemble de ces espaces possède une importance stratégique comparable. Pour rappel, Martin Motte et collègues (2023) considèrent que la puissance militaire est le résultat de la multiplication[7]des forces terrestres , de la mobilité maritime ainsi que des frappes aériennes, à condition qu’elles soient interopérables et que la coordination interarmées soit effectivement assurée. 2.&#160;&#160; Contrôle et logistique Les entités précédemment mentionnées, ainsi que leurs voies d’accès et leurs caractéristiques géographiques respectives, revêtent une importance stratégique majeure dans la configuration des opérations militaires.</p>
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		<title>La reconquête de l’« anneau/ Minembwe » et de sa capitale opérationnelle, Madegu : analyse critique de la contre-productivité stratégique des « méthodes Kongolo »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 20:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Dans une publication parue en septembre 2026, le programme Critical Threats[1] faisait état de pertes significatives enregistrées par les forces burundaises sur le théâtre des hauts plateaux de Mwenga, d’Uvira et de Fizi. Selon cette source, au moins 150 soldats auraient été neutralisés au cours d’opérations militaires ayant conduit à l’échec de plusieurs objectifs assignés dans le cadre de la reconquête de l’« anneau de Minembwe » et de son centre névralgique, Madegu de 2024 à nos jours, ce que les sources sécuritaires contradictoires contestent «C’est trop exagérer, depuis juin à maintenant, la FDNB n’a pas perdu au-delà de 50 soldats »[1].Alors que les FARDC et leurs alliés se sont initialement repliés vers Point-Zéro avant de reculer davantage en direction des villages d’Abala et de Nakiele, situés dans le groupement de Balala-Nord, les forces de l’AFC/M23 et leurs alliés ont considérablement complexifié l’environnement opérationnel au cours des derniers jours. La présente note vise à répondre à plusieurs interrogations centrales. Pourquoi la coalition gouvernementale n’est-elle pas parvenue, à ce jour, à reprendre le contrôle de l’anneau de Minembwe ? Dans quelle mesure l’action ou les interférences de certains conseillers de la présidence de la République ont-elles contribué à l’échec de la reconquête de plusieurs positions stratégiques situées dans cet espace ? Comment expliquer que les FARDC, aujourd’hui empêchées d’emprunter l’axe forestier de Mitumba ou de regagner des localités telles que Point-Zéro, Tubwetubwe, Ngezi, Mikenge et, plus encore, Madegu, centre administratif de l’actuel territoire des hauts et moyens plateaux de Minembwe, aient pourtant occupé durablement ces zones quelques années auparavant ? Entre 2020 et mars 2025, la 33ᵉ région militaire était déployée dans cet espace aux côtés de la 12ᵉ Brigade d’intervention rapide [2]. Cette dernière disposait d’un quartier général établi à Madegu-Centre, tandis qu’un détachement était stationné à Mikenge I, à proximité de l’antenne Vodacom. Plusieurs positions des FARDC étaient disséminées dans les environs, profitant notamment du contrôle offert par une colline dominant le village. Sur les versants se trouvait également un camp de déplacés internes banyamulenge, localisé à proximité de la base de la Mission de Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO). Durant cette période, les forces gouvernementales faisaient régulièrement face aux offensives des combattants Twirwaneho, aujourd’hui intégrés au Mouvement de Républicain pour la dignité du peuple (MRDP)/Twirwaneho, un acteur disposant d’une connaissance approfondie de la géographie et des dynamiques locales. Depuis 2025, l’alliance AFC/M23-MRDP, présentée par certaines sources comme étant dirigée par le citoyen américain Dr Kaniki Rukema Freddy selon Enock Ruberangabo Sebineza[2], a progressivement consolidé son contrôle territorial, limitant fortement toute réintégration des FARDC dans cet espace. Après avoir été délogées, les unités gouvernementales se sont repliées successivement vers Point-Zéro, Mukera, puis vers le quartier général régimentaire établi au chef-lieu du territoire de Fizi. La prise de la ville d’Uvira à la fin de l’année 2025 et au début de l’année 2026 a modifié de manière substantielle les rapports de force régionaux. Cet événement a permis aux Banyamulenge de desserrer l’étau géographique qui limitait leur mobilité entre les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira. Il a également favorisé la reconnexion des réseaux commerciaux et communautaires affectés par les dispositifs de contrôle et de blocus[3] instaurés par les FARDC et la Force de défense nationale du Burundi (FDNB).Toutefois, le retrait partiel observé par la suite dans la ville et le territoire d’Uvira a constitué un revers important pour cette dynamique. Malgré ces évolutions, la coalition AFC/M23 est parvenue à se réorganiser et à renforcer sa présence dans les hauts plateaux d’Uvira, notamment grâce à l’existence de voies d’approvisionnement et de mobilité passant par Kaziba et Kitoga. Alors même que les différentes parties engagées dans le conflit participaient à des discussions portant sur un éventuel cessez-le-feu, l’AFC/M23 et ses alliés poursuivaient la consolidation de leurs positions sur les points stratégiques de l’anneau de Minembwe et de sa capitale opérationnelle, Madegu. Ce processus s’est accompagné du déploiement de nouvelles ressources humaines, matérielles et technologiques, mais également d’initiatives destinées à renforcer leur acceptabilité sociale auprès des populations locales. Des délégations du mouvement ont ainsi séjourné à Madegu et à Point-Zéro en juillet 2026, apportant notamment des médicaments et divers services à caractère communautaire. Dans ce contexte, la reconquête de l’anneau de Minembwe, espace situé à l’intersection des groupements de Basimukindje I et II dans le territoire de Mwenga, de Balala-Nord, Basilocha et Basimunyaka-Sud dans le territoire de Fizi, ainsi que du groupement de Bijombo dans le territoire d’Uvira, a connu de multiples rebondissements militaires et politiques. Cette note se propose d’en décrypter les principales dynamiques. Elle examinera d’abord les progrès réalisés au cours des contre-offensives menées par les forces spéciales des FARDC. Elle analysera ensuite les interférences attribuées au conseiller spécial du Chef de l’État, Jacques Kongolo Bigirumwami, ainsi que les limites stratégiques de ses méthodes d’intervention. Enfin, elle évaluera les rapports de force observables sur les différents théâtres d’opérations, où chaque position revêt une importance stratégique déterminante pour les unités engagées sur les lignes de fronts. Malgré les attaques subies et les replis stratégiques effectués, la coalition gouvernementale n’a pas renoncé à ses efforts, bien que ses alliés salvadoriens aient également mis fin à leur contrat. Affaiblie, elle a adopté une posture essentiellement défensive. Toutefois, entre les mois de mars et de mai 2026, les FARDC ont repris des contre-offensives contre les positions occupées par le MRDP/Twirwaneho et l’AFC/M23. Ces opérations ont permis la reconquête de plusieurs villages constituant des points stratégiques de manœuvre et revêtant une importance décisive, précédemment contrôlés par l’AFC/M23 et le MRDP/Twirwaneho. Cette reconquête a également bénéficié de la connaissance approfondie de la région détenue par un commandant ayant longtemps opéré dans cet espace : « Pendant ce temps, l’ennemi nous attaquait aussi, mais nous avons bénéficié du concours d’un commandant qui connaissait bien la région, le Colonel X. Il savait où nous devions passer en cas de contre-attaques de l’ennemi »[3]. La combinaison des opérations terrestres et aériennes a procuré un avantage aux FARDC et à leurs alliés, leur permettant de reprendre</p>
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		<title>Tensions entre délégués de la Présidence et les groupes armés en 2022  : Quand la méthode de médiation fragilise la paix — et ce que cela dit de la situation actuelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 23:15:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Résumé Pourquoi les pourparlers entre les groupes armés congolais et les représentants de la présidence congolaise, sous la médiation du professeur Serge Tshibangu, l&#8217;ex-haut représentant et représentant personnel du chef de l&#8217;État congolais en 2022, se sont-ils prolongés et ont-ils été préoccupants ? Cette analyse est accompagnée d&#8217;une évaluation de leurs limites, des facteurs de blocage et d&#8217;incompréhension, ainsi que des solutions aux obstacles rencontrés. Pendant que les délégués de la présidence établissaient des contacts avec les groupes armés, les pourparlers se déroulaient dans un climat de tension. Bien que les dialogues aient abouti à un « accord de cessez-le-feu » immédiat et inconditionnel, selon M. Tshibangu, des groupes armés ont exprimé des réserves, ce qui contredit ses propres propos. Ce billet de blog examine les raisons pour lesquelles les pourparlers ont traîné en longueur et se sont révélés intimidants, ainsi que pourquoi Serge Tshibangu était considéré comme une figure intimidante. Dans quelle mesure les conflits internes au sein de l&#8217;entourage immédiat du président Félix Antoine Tshisekedi, ou « guerres de palais », ont-ils influé sur le processus de négociation avec les groupes armés à l’est du Congo ? Ce billet est subdivisé en cinq sections. La première analyse porte sur l&#8217;offre de discussions et les menaces, la deuxième sur la guerre des palais, tandis que la troisième présente des options de négociation précoces et moins structurées sur le terrain. La quatrième section décrypte les postures arrogantes de Serge Tshibangu, qui ont précédé sa délégitimation, et la cinquième explore les erreurs tactiques et les dérapages stratégiques, pour finalement démontrer le lien entre ces options de 2022 et les options actuelles. Finalement, l’auteur constate des erreurs tactiques ayant conduit à des dérapages qui perdurent à ce jour dans la stratégie globale de réponse aux crises comme celle de l&#8217;AFC/M23. Dans sa réflexion, il souligne les leçons opérationnelles suivantes pour aider les politiques à rectifier leurs démarches ultérieures : Premièrement, il faut être capable de ne jamais confondre la communication et la résolution. Ceci implique qu&#8217;annoncer des choses n’est pas synonyme de remplacer les négociations ou le dialogue dans ces contextes. Deuxièmement, il faut préserver la diplomatie de la discrétion, tout en établissant une chaîne de coordination claire pour éviter les contradictions, et traiter la confiance comme une ressource stratégique. Si la médiation est perçue comme intimidante, elle détruit l’espace de négociation. Moralité : Doha fait dialoguer les représentants de Kinshasa et les rebelles de l&#8217;AFC/M23, même si les autres groupes armés locaux n&#8217;y ont pas été associés, et que les rebelles de l&#8217;AFC/M23 ont dénoncé l&#8217;absence de mandat des représentants du pouvoir central congolais. Telecharge-moi ici </p>
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		<title>La FDNB au Sud-Kivu : entre la traque, le blocus comme décision stratégique et des actions de rapprochement entre les communautés en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Josaphat Musamba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 21:37:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contexte   Depuis août 2022, les forces de défense nationale du Burundi sont présentes dans la plaine de la Ruzizi, afin de traquer les rebelles burundais en marge de TAFOC. Si, trois ans auparavant, ces forces burundaises pénétraient dans l&#8217;espace congolais avec ou sans autorisation, elles se liaient à des groupes armés, tels que les Mai-Mai et les Gumino Banyamulenge, dans les chefferies des Bafuliru et Bavira. En 2022, leur arrivée avec les FARDC a contraint de nombreux groupes armés à se rallier à eux et à leur fournir des renseignements géographiques afin de dénicher les retranchements des rebelles burundais du FNL d&#8217;Aloyse Nzabampema ou de Kisiga et Jean Claude Bayaga (Five One). Dans le même contexte, la situation sécuritaire au Nord-Kivu était caractérisée par la résurgence du M23 en novembre-décembre 2021 et par son extension vers Rutshuru, Bunagana et Masisi. À cette période, les Burundais n&#8217;étaient pas encore impliqués dans le conflit entre le Rwanda et la RDC, car la RDC accusait le Rwanda de soutenir le M23. Pour rappel, à cette période, l&#8217;AFC de Nanga n&#8217;avait pas encore rejoint le M23 de Willy Ngoma, qui communiquait souvent. Comment se fait-il qu&#8217;ils soient aujourd&#8217;hui perçus comme des ennemis, ou considérés comme une armée dont le but serait de commettre des crimes de masse contre les Tutsis et les Banyamulenge du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ? En novembre 2025, une marche de protestation a eu lieu au centre de Minembwe, au cours de laquelle les communautés Banyamulenge se sont dressées comme un seul homme pour dénoncer le blocus de la FDNB après son déploiement à Mikalati, dans le groupement de Balala Nord, secteur de Tanganyika. Auparavant, des médias rwandais pro-M23 et des acteurs politiques avaient déjà protesté, ainsi que des délégations de l’AFC/M23. Ensuite, une délégation des MRDP/Twirwaneho s&#8217;est rendue à Gitega pour plaider en faveur d&#8217;un couloir humanitaire auprès du président burundais. En marge de l&#8217;extension de l&#8217;EAC/RF, comment expliquer la présence de la FDNB à l&#8217;est du Congo, au-delà des termes de la coopération militaire entre le Burundi et la RDC ? Ce papier vise à expliquer, à travers une approche de défense et de sécurité, les motivations derrière cette présence ainsi que les actions qu&#8217;elle mène en faveur de la cohésion locale, actions peu relayées dans les médias publics, alors que certains médias en ligne burundais et rwandais accusent cette armée de commettre des crimes et de s&#8217;impliquer dans les activités minières entre 2022 et 2024.   Coopération militaire   Pour mieux comprendre la présence de la FDNB au Congo, il convient de la distinguer du Rwanda, qui a déployé des mesures de sécurité en raison de la résurgence de la rébellion de l&#8217;AFC/M23, qui viole également l&#8217;espace aérien congolais à l&#8217;aide d&#8217;aéronefs en provenance de ce pays, comme l&#8217;ont mentionné les experts de l&#8217;ONU dans leur rapport du 3 juillet 2025. Le droit et la pratique diplomatique et consulaire expliquent les questions relatives aux accords (commerciaux, économiques, culturels, de défense, etc.) que des États peuvent conclure. Ces accords peuvent être bilatéraux ou multilatéraux. Pour ce qui est de la RDC et du Burundi, il s&#8217;agit d&#8217;accords bilatéraux, bien que ces derniers n&#8217;aient jamais été présentés ni au Parlement national congolais ni au Parlement burundais. Espérons qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;accords en forme simplifiée (AFS), comme on dit en relations internationales et en pratique diplomatique et consulaire.  Par ailleurs, si le déploiement de la FDNB ne s&#8217;est pas limité au Sud-Kivu, il s&#8217;est également étendu au Nord-Kivu, après le retrait de la force régionale de l&#8217;EAC/RF.   Jamais le Sud sans le Nord   La RDC avait désapprouvé le manque d’engagement de la force régionale de l’EAC/RF contre les combattants de l’AFC/M23 dans les zones de Masisi et Rutshuru. Elle avait exigé son retrait ; d’ailleurs, la FDNB en faisait partie. Alors que Kinshasa n’avait pas renouvelé leurs mandats, ils sont rentrés chez eux, malgré leurs plans. Cependant, après avoir conclu des accords avec le Burundi, certaines de ses forces sont restées en RDC et d’autres ont été déployées au Nord-Kivu, ce qui a permis à la FDNB d&#8217;être présente dans les deux provinces. Venant tantôt en tenue des FARDC ou autrement, ils ont été déployés à Mubambiro, Sake et ailleurs dans le Nord-Kivu. D’autres se sont déployés au Sud-Kivu, vers Kalehe, où les Burundais étaient stationnés à Numbi, sur la terre rouge, etc. Bref, une présence à la fois au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Depuis la prise de Goma, ceux qui étaient à Bukavu se sont déplacés vers le sud. Et lors de la prise de Bukavu, le repli a contribué à ce que les verrous soient à Luvungi, sur les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, ainsi que dans la plaine de la Ruzizi.   Contraignement et initiatives de cohésion   La présence de la FDNB est motivée par des raisons de sécurité et de défense, tant pour le Congo que pour le Burundi. D’abord, pour ces deux pays, les rebelles des FNL et des RED Tabara constituent une menace qu’il faut éradiquer. Alors que ces deux pays accusent le Rwanda de soutenir les RED Tabara depuis des années, ces opérations étaient nécessaires. Entre-temps, l’AFC/M23 a poursuivi les combats contre les FARDC, a fait des prisonniers parmi les FDNB et en a tué d&#8217;autres. Puis, comme cette rébellion menace autant le Burundi que la RDC, on peut anticiper la réaction de ces pays face à la menace de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga, les Twirwaneho Banyamulenge, qui avaient bénéficié de patrouilles de l’armée burundaise entre 2022 et 2023 à Minembwe et Mikenge 1, dans leurs camps de déplacés, ont décidé de les chasser lorsque l’AFC/M23 a pris Bukavu. Ces derniers ont scellé une coalition tandis que les Twirwaneho devenaient un mouvement politico-militaire. Les FARDC ont été chassées et ont pris la menace au sérieux. Le MRDP/Twirwaneho est alors devenu une menace grave, au même niveau que l’AFC/M23, pour les FDNB et les FARDC. Ainsi, tout</p>
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		<title>L’initiative CENCO-ECC a-t-elle pris en compte l’inclusion au niveau local ?</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 04:36:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Au premier trimestre de l&#8217;année 2025, les deux plus grandes villes de l&#8217;est du Congo ont été conquises par les rebelles de l&#8217;AFC/M23, avec l&#8217;appui des Forces de défense rwandaises. Cette prise de contrôle a été rendue possible par d&#8217;intenses et rudes affrontements. Dans le contexte de l&#8217;état de siège décrété dans les provinces de l&#8217;Ituri et du Nord-Kivu, la rébellion a pris le contrôle de ces zones et y maintient une présence depuis plus de huit mois. L&#8217;occupation de la ville de Goma a engendré une crise humanitaire majeure, caractérisée par une vulnérabilité accrue de la population. Des personnes déplacées à l&#8217;intérieur du pays ont dû regagner leurs villages, dont la sécurité est compromise. Ce retour a engendré un bilan humain défavorable au sein de la population urbaine. En réponse à cette situation, le mouvement rebelle avait déployé une stratégie de gouvernance marquée par la violence et l&#8217;intimidation. Par contre, en mobilisant sa stratégie militaire, l&#8217;armée congolaise avait procédé à un retrait stratégique de la ville de Bukavu. Cette manœuvre a permis à l&#8217;insurrection de prendre le contrôle de la région avec sa campagne de Kalehe. Malgré l&#8217;opposition des forces en présence, les tirs de grenade et les politiques de violence menées par les autorités de l&#8217;AFC/M23, elle a réussi à prendre le contrôle de la ville. Dans un contexte de violence et de famine, les rebelles ont mis en place des politiques révolutionnaires violentes qui pourraient ou pas engendrer des conflits futurs. Une analyse détaillée de la couverture médiatique de la prise de la ville de Goma a révélé que de nombreux journalistes s&#8217;y étaient rendus pour couvrir les événements. Parallèlement, des procédures de rapatriement des mercenaires vers leur pays d&#8217;origine ont été mises en œuvre. Concomitamment, les évêques de la CENCO et les pasteurs de l&#8217;Église du Christ au Congo se sont rendus à Goma pour rencontrer les dirigeants de l&#8217;AFC/M23. Des photographies ont été diffusées sur les réseaux sociaux (X et Meta). Ces deux représentants religieux ont mené des négociations avec les dirigeants militaires et politiques de l&#8217;AFC/M23. À l&#8217;issue de leur mission, ils se sont rendus dans la capitale rwandaise, Kigali, pour une réunion stratégique avec le président rwandais, Son Excellence Paul Kagame. Outre les acteurs mentionnés précédemment, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l&#8217;Église catholique du Congo (ECC) ont déployé des efforts supplémentaires pour rencontrer l&#8217;ancien président Joseph Kabila ainsi que d&#8217;autres acteurs politiques de l&#8217;opposition non armée. Lors des leurs diverses réunions avec les opposants Martin Fayulu Madidi, Moïse Katumbi Chapwe et d&#8217;autres, les sujets abordés ont porté sur divers thèmes. Initialement conçue pour inclure l&#8217;ensemble des parties prenantes, la démarche a été réorientée afin de mobiliser la population congolaise autour d&#8217;un dialogue constructif visant à identifier des solutions à la crise sécuritaire dans l&#8217;est du Congo. Cependant, des préoccupations ont été soulevées quant au caractère inclusif du processus, notamment en ce qui concerne les échanges menés en dehors des canaux officiels et les liens avec d&#8217;autres initiatives, telles que celles de Doha, de la SADC-EAC, de Washington et/ou du bureau. Kermesse pour la paix Dans une représentation graphique saisissante, Tembo Kashauri a récemment illustré la pluralité des processus de paix sous la forme d’une kermesse pour la paix dans article sur Actualité.cd du 9 juin 2025. Il convient de noter que, pour l&#8217;artiste en question, il existe des démarcations et des passerelles entre ces initiatives qui sont nombreuses et dans une fête. En scrutant des pourparlers diplomatiques, les dirigeants des États ont fusionné les processus SADC-EAC, qui s&#8217;inscrit dans la continuité du processus de Nairobi et trouve son aboutissement à Luanda. Ainsi, une nouvelle rencontre entre les chefs d&#8217;État Félix Antoine Tshisekedi et Paul Kagame avait eu lieu à Doha, au Qatar. Ce processus a permis la signature de communiqués conjoints séparés, ainsi que des rencontres avec les acteurs de la RDC et de l&#8217;AFC/M23. Néanmoins, il convient de préciser que les négociations sont toujours en cours. Il est important de noter que l&#8217;arrivée au pouvoir de Donald Trump et la proposition de Kinshasa sous la présidence de Joe Biden ont été au centre d&#8217;un autre processus. Ce dernier, connu sous le nom de « processus de Washington », est présenté comme un ultime recours pour parvenir à la paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Le 27 juin 2025, le Rwanda et la RDC ont apposé leur signature au bas de la déclaration de principes qui avait suscité des interrogations. Cet acte a été suivi, par la signature de l&#8217;accord de paix final en présence du président américain Donald Trump. Sur le plan local, l’alliance CENCO-ECC a pris position en faveur de son processus, qu&#8217;elle considère comme le plu inclusif. En effet, Kinshasa refusait toute approche avec les rebelles de l’AFC/M23, qu&#8217;il qualifiait de terroristes. Par ailleurs, deux autres initiatives ont récemment changé de positionnement. L&#8217;une d&#8217;entre elles émane de l&#8217;ancien président Joseph Kabila Kabange, qui a mené des consultations dans des cercles influencés par l&#8217;AFC/M23 et des couches de populations à Goma et Bukavu. Il apparaît toutefois que ces consultations également ne sont pas inclusives. En revanche, Joseph Kabila n&#8217;a pas pu consulter les membres des groupes Mai-Mai, les combattants hutus du CMC ou les populations de Walikale, Shabunda, Kamituga et d&#8217;autres régions. Il s&#8217;est rendu à Bukavu, mais il lui a été difficile de se rendre également à Fizi (Hewa Bora), lieu de sa naissance. Cette initiative est-elle susceptible d&#8217;apporter la paix ou de l&#8217;étouffer ? Finalement, ces processus, qui se croisent et se complètent parfois, ne finiront-ils pas par se neutraliser ? Des incontournables se sentent déconsidérés Les délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l&#8217;Église du Christ au Congo  (ECC) ont engagé des négociations avec l&#8217;une des factions armées présentes dans l&#8217;est de la République démocratique du Congo. À la suite de pourparlers avec les représentants des branches politiques et militaires de l&#8217;AFC/M23, la délégation s&#8217;est rendue à Kigali. Bien qu&#8217;ils soient basés à Kinshasa,</p>
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		<title>Réalignement des Twirwaneho/Banyamulenge et relecture du contexte socio-sécuritaire dans les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi &#038; Mwenga</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 09:45:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guerres civiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Les mois de janvier et février ont marqué des tournants historiques dans l&#8217;évolution des conflits à l&#8217;est de la République démocratique du Congo. Si l’AFC/M23 a conquis la ville de Goma à la fin du mois de janvier 2025, celle de Bukavu a connu de nombreux affrontements, tandis que les FARDC se concentraient sur les axes de Kalehe, d&#8217;Ihusi, l&#8217;aéroport de Kavumu et la ville de Bukavu. Malheureusement, cela n&#8217;a pas été le cas. Plus que jamais, l&#8217;AFC/M23 a décidé d&#8217;étendre son territoire et de renforcer ses alliances dans la province du Sud-Kivu. Dans leurs rapports, les experts de l&#8217;ONU ont tiré la sonnette d&#8217;alarme, mais des membres de la communauté Banyamulenge, y compris des réseaux rwandais, ont investi dans la diabolisation en contestant des informations et des points de vue contradictoires. En effet, les années 2023 et 2024 ont été marquées par des développements intenses dans la province du Sud-Kivu, notamment après la consolidation des zones occupées par l&#8217;AFC/M23, à la suite de la débâcle des Forces armées de la République démocratique du Congo. La prise de Minova (Kalehe) et des hauts plateaux de Numbi a constitué une victoire significative dans la conquête de la province, tandis que l’AFC/M23 contrôlait le littoral de Kalehe et les îles frontalières entre la RDC et le Rwanda. Selon les experts de l&#8217;ONU, l&#8217;Armée révolutionnaire du Congo (ARC) a élargi son emprise sur le Sud-Kivu, bénéficiant d&#8217;un soutien important des Forces de défense rwandaises. Outre son réseau d&#8217;acteurs politiques et d&#8217;informateurs (ses disciples), l&#8217;AFC/M23 a installé ses propres agents au-delà de la bureaucratie de Bukavu. Si la ville de Bukavu était contrôlée avec des limites et des difficultés dans la gestion, la situation était complexe à Uvira, Mwenga et Fizi, ainsi que dans les territoires de Kalehe, Walungu et Kabare. Ce blog décrypte les événements survenus de la fin novembre 2024 à février 2025 dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga. Il commence par décrire l&#8217;état des tensions entre les groupes ethniques et la dynamique des groupes armés face aux opérations militaires, puis analyse le réalignement du groupe armé Twirwaneho et des Banyamulenge avec l&#8217;AFC/M23. Il examine ensuite les opérations militaires contre les groupes armés ainsi que le retrait des FARDC et des FDNB de certaines zones. Enfin, il détaille les implications de ces tensions sur les déplacements forcés vers les moyens plateaux ou les pays voisins de la RDC. Tensions entre groupes ethniques Des tensions récurrentes opposent les groupes ethniques dans les hauts plateaux d&#8217;Uvira, de Mwenga et de Fizi depuis des décennies. Malgré les projets humanitaires et certaines initiatives locales, une coexistence pacifique précaire avait été instaurée dans les hauts plateaux de Mwenga (Mikenge 1 et 2) et de Fizi (notamment à Bibokoboko). Toutefois, les agents congolais de l’ONG belge « Médecins du Monde/Belgique », qui étaient mélangés (Bembe, Fuliru, Nyindu et Banyamulenge), ont quitté la zone, laissant les plus forts l’emporter sur les autres. Pendant ce temps, à Bibokoboko, des activités de rapprochement entre Fuliru et Banyamulenge étaient en cours, mais ailleurs, les tensions s&#8217;exacerbaient dans les villages de Mulima, Point-Zéro, Kitasha, etc. Par ailleurs, à Mikenge, malgré le départ de la MONUSCO et le déploiement des FDNB et/ou des FARDC, les combattants des Forces patriotiques pour la défense du Congo/Mouvement de libération de feu Kibukila Kitungano Wa Seba ont également fait de nombreuses victimes. Dans le secteur de Lulenge, les tensions se sont également exacerbées entre les Bafuliru, les Bembe et les Banyamulenge en raison de l&#8217;activisme des groupes armés défendant les intérêts de ces deux communautés. À l&#8217;inverse, dans les hauts plateaux d&#8217;Uvira, malgré leur immensité, les Banyamulenge et leurs combattants continuaient de garder leurs villages, excluant les civils Banyindu et Bafuliru de leurs territoires. Le chef du groupement de Bijombo, Tete Amisi, ne pouvait plus se rendre dans les villages dirigés par les Banyamulenge, tandis que les autres, sous le contrôle des Bafuliru et des Bavira, leur étaient interdits d&#8217;accès. En revanche, pour se rendre dans le groupement de Bijombo et à Muranvya, des groupes d&#8217;autodéfense locaux, composés de Banyindu, Bavira et de Bafuliru, ont contribué à escorter des civils Banyamulenge, Banyindu et Bafuliru, contre le paiement d&#8217;une somme d&#8217;argent (y compris des agents des services de renseignements des Twirwaneho). Enfin, dans les groupements de Kigoma, Lemera et le village de Rurambo, la situation était difficile durant cette période. Des mouvements de réfugiés rwandais ont été observés en provenance de Fizi, se dirigeant vers le groupement de Muhuzi (territoire de Mwenga), puis se déplaçant dans la chefferie des Bafuliru. Ces réfugiés sont arrivés dans les villages de Kitoga et Mulenge I et II, puis sont retournés dans leurs bastions où ils ont tissé des alliances stratégiques locales (ASL) avec l’UPC de Ruma Hondwa et Nguvu za Milima (Issa Mutoka). Ces mouvements ont été observés et constatés par des Banyamulenge et des Twirwaneho basés à Kahololo, ainsi que par des dirigeants du groupe armé Gumino. Ces informations ont été partagées au Rwanda au sein de leurs réseaux et deux déclarations ont alerté sur ces mouvements (voir les comptes X de désinformation MaishaRDC et Saint Cadet Ruvuzangoma). Parallèlement, l&#8217;armée burundaise (FDNB) a montré qu’elle n’était pas associée à un rapprochement avec les protecteurs armés (CNRD/FLN) des réfugiés rwandais.  Entre-temps, la branche politique a réagi contre les Twirwaneho. Avant d&#8217;aborder le réalignement des Twirwaneho, un coup de projecteur sur les opérations militaires dans ces zones permet de bien comprendre notre analyse. 2. Opérations militaires et groupes armés Généralement, les opérations militaires concernaient trois groupes armés réfractaires au processus de paix ou à la fragmentation : les « Wazalendo » et les « P-DDRCS ». Il s&#8217;agissait de traquer le groupe armé Twirwaneho, ainsi que le Rassemblement pour un État de droit (RED-Tabara) et les forces nationales de libération (FNL). Ces opérations étaient menées par les FARDC et les FDNB ou par les FDNB et les combattants du Congrès national du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC)du général autoproclamé William Amuri Yakutumba. Concernant les Twirwaneho, les</p>
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