Enjeux opérationnels autour de points stratégiques de manœuvre aux Sud-Kivu[i]

Enjeux opérationnels autour de points stratégiques de manœuvre aux Sud-Kivu[i]


[i] Entre janvier et février 2025, deux provinces concurrentes se sont établies dans les deux provinces de l’est. La province rebelle du Nord-Kivu est établie à Goma (capitale du quasi-État des rebelles) et la province gouvernementale à Beni. Cependant, la province rebelle du Sud-Kivu est basée à Bukavu et la province étatique à Uvira.

Introduction

Depuis mars 2025, à la suite de leur éviction de Madegu, capitale territoriale de référence des Banyamulenge, dans le contexte de l’expansion territoriale de l’AFC/M23 à Kamanyola et dans les moyens plateaux de Walungu, ayant entraîné une fragmentation du Sud-Kivu en deux[1] espaces distincts, les FARDC se sont repliées vers Point-zéro, tandis que d’autres unités ont rejoint Mulima ainsi que des entités contrôlées par les forces pour la défense des compatriotes au Congo (FDCC) deJustin Kakobanya Nakalambi ou les forces des patriotes pour la défense du Congo/Mouvement de Libération (FPDC/ML) de Bolingo Mtetezi, fils de feu Kibukila Kitungano wa Seba (Ebuela). Dans le même temps, dans la zone de Rugezi, les combattants des FABB/CPLC de Ngomanzito et les hommes du commandant Brown s’affrontaient quotidiennement. L’intensification des opérations militaires dans les territoires de Fizi, d’Uvira et de Mwenga a provoqué l’évacuation de plusieurs villages situés à proximité de ces différents points d’appui. La prise des villages de Mikenge, Ngezi et Tubwetubwe, combinée à l’incendie d’habitations appartenant aux communautés Nyindu, Fuliru et Bembe, a contribué au renforcement de la sécurisation du cœur de l’anneau de Minembwe, d’abord par les forces du MRDP/Twirwaneho, puis par environ200 combattants[2]de l’AFC/M23 venus en renfort. En décembre 2025, la prise de la plaine de la Ruzizi et de la ville d’Uvira par l’AFC/M23 a affecté les chaînes d’approvisionnement du mouvement ainsi que la circulation des Banyamulenge entre Madegu, Bijombo/centre, Kirungu, Kabindula et la ville d’Uvira. Dans ce contexte, la coalition gouvernementale a intensifié ses opérations dans le but d’accroître la pression exercée sur le MRDP/Twirwaneho, l’AFC/M23 et leurs alliés. Bien que cette campagne ait produit des effets temporaires, ceux-ci ont été neutralisés par les contre-offensives aériennes menées au moyen de drones[3] par les rebelles de l’AFC/M23.

À partir du début du mois de juin 2025, les FARDC ont procédé à plusieurs retraits, perdant le contrôle de villages stratégiques de manœuvre et à valeur décisive tels que Point-zéro, Kitoga, Kipupu  et Magunda (chef-lieu du groupement Basimukindji II, 420 Km2)[4]. Point-zéro constitue une circonscription administrative du territoire de Mwenga située à l’intersection des groupements de Balala-Nord (Fizi), de Basimukindji I (secteur d’Itombwe, 2110 Km2) et de Basilocha (secteur de Mutambala). Cette localité abrite une antenne de télécommunications, en dehors de celle située à Mikenge-Centre, ce qui renforce son importance dans le contrôle territorial, la surveillance ainsi que la traçabilité des mouvements entre les différentes parties. La conquête de ces villages s’inscrit au cœur des enjeux de la compétition opposant les coalitions belligérantes. À ce titre, le pasteur Azarias Ruberwa, membre du FCC, confirme l’intérêt stratégique que le MRDP/Twirwaneho accorde à Point-zéro[5]. La présente note examine successivement : (1) l’importance territoriale de certains villages dans le ravitaillement des troupes ainsi que dans l’acheminement des vivres, des munitions et des renforts ; (2) leur fonction de points de verrouillage stratégique, de manœuvre ou de positions décisives, déterminantes dans la conduite des attaques et des contre-attaques ; (3) leur rôle en tant que nœuds logistiques, en raison de leur topographie, de leurs corridors de mobilité et de leur importance dans la circulation des forces ainsi que dans la logistique de combat des coalitions engagées. Enfin, l’analyse s’intéresse à leur transformation en véritables enjeux-verrous dans le cadre des processus régionaux de cessez-le-feu (MCVE+), où ils influencent directement les dynamiques de négociation et de stabilisation.

1.   Similaires valeurs stratégiques

Citant les travaux de Jomini, Martin Motte et collègues notent que ce dernier distingue deux types de points stratégiques. En effet, « les premiers ou points stratégiques de manœuvre sont des lieux que le cour imprévisible de la guerre transforme momentanément en enjeux opérationnels (…). Mais, Il existe aussi des points dont l’importance est immense et incessante qui sont appelés des points décisifs »[6]. Ces notions ne se limitent pas à la guerre du M23 ; elles sont également applicables aux tensions opposant les groupes armés entre eux ou les groupes armés aux forces gouvernementales. Dans les trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo confrontées à des situations de conflit, certaines zones revêtent une importance particulière. Dans le territoire de Djugu, le contrôle du centre de négoce de Pluto constituait un enjeu crucial pour les combattants de l’Autodéfense Jeunesse/Zaïre (Hema), qui l’ont à la fois sanctuarisé et fortifié. Cette localité représentait pour eux une zone de manœuvre, à l’instar du groupement Dhego. Au Nord-Kivu, plusieurs centres sont considérés comme des points stratégiques de manœuvre, notamment la cité de Kirumba dans le sud du territoire de Lubero, celle de Mweso dans le territoire de Masisi et, plus récemment, le centre de Ngungu. Au Sud-Kivu, on observe également plusieurs points stratégiques de manœuvre, sans que cette liste soit exhaustive. Il s’agit notamment du village de Lowa-Numbi dans le territoire de Kalehe, de la cité de Kamanyola dans le territoire de Walungu et de Point-zéro, situé à l’interface des territoires de Fizi et de Mwenga. Dans les calculs stratégiques des acteurs en présence, ces différents points occupent une place déterminante et nécessitent une réflexion approfondie. Selon une source militaire disposant d’une solide expérience dans les forces spéciales, tous ces points présentent une valeur stratégique équivalente. Bien que Point-zéro constitue actuellement un enjeu opérationnel majeur, au même titre que Rugezi, l’ensemble de ces espaces possède une importance stratégique comparable. Pour rappel, Martin Motte et collègues (2023) considèrent que la puissance militaire est le résultat de la multiplication[7]des forces terrestres , de la mobilité maritime ainsi que des frappes aériennes, à condition qu’elles soient interopérables et que la coordination interarmées soit effectivement assurée.

2.   Contrôle et logistique

Les entités précédemment mentionnées, ainsi que leurs voies d’accès et leurs caractéristiques géographiques respectives, revêtent une importance stratégique majeure dans la configuration des opérations militaires. D’une part, ces espaces constituent des points de contrôle territorial permettant de sécuriser et de structurer les zones d’opérations. Premièrement, la maîtrise des hauts plateaux d’Uvira et de Mwenga par le MRDP/Twirwaneho, l’AFC/M23 et le RDF leur confère la capacité de contenir les attaques adverses, de neutraliser les contre-offensives et de maintenir la proximité avec leurs dépôts logistiques établis à Madegu. Dans les territoires de Mwenga et de Fizi, au Sud-Kivu, ce dispositif militaire illustre la centralité d’un système de protection destiné à prévenir les attaques coordonnées. À cette fin, quatre camps sont déployés. Le premier est localisé à Point-zéro; le deuxième dans l’axe Mikenge-Rwisankuku ; le troisième à Sangani ; et le quatrième à Kabara-Bijombo. Ces camps constituent des positions de contrôle, de patrouille, de reconnaissance et, le cas échéant, de combat. Deuxièmement, le contrôle de ces points stratégiques de manœuvre leur procure une mobilité accrue à travers les forêts, les prairies et les différentes entités à partir desquelles les FARDC et leurs alliés pourraient conduire des opérations de contre-offensive. Leur maîtrise permet ainsi à la coalition insurgée de surveiller les mouvements adverses et de prévenir d’éventuelles incursions. Troisièmement, la prise de ces points stratégiques de manœuvre par les insurgés banyamulenge et les combattants de l’AFC/M23 garantit un accès sécurisé aux voies de ravitaillement ainsi qu’aux activités commerciales locales avec les populations résidant dans des zones qu’ils ne contrôlent pas directement. La dimension logistique demeure fondamentale pour la continuité des opérations, la circulation des biens, la stabilité des chaînes d’approvisionnement ainsi que pour le déploiement de certains chefs locaux controversés, à l’instar du chef Furaha Sebasonera. À l’inverse, pour la coalition gouvernementale, l’enjeu consiste à reconquérir ces points et à en reprendre le contrôle afin de restaurer ses capacités opérationnelles, avant d’envisager la reconquête des positions perdues depuis juin 2026. Dès lors, la maîtrise de ces espaces apparaît comme un préalable indispensable à un éventuel retour des forces gouvernementales et de leurs alliés dans les zones concernées.

3.   Verrou, attaques et contre-offensives

La prise ou l’exercice d’une influence sur les villages de Point-zéro, Magunda ou Rugezi, ainsi que sur Numbi, Walungu-Centre, Kamanyola ou Kaziba aujourd’hui, confère des avantages stratégiques significatifs aux belligérants désireux de lancer des offensives ou des contre-offensives et d’imposer leur volonté à leurs adversaires. Pour les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la FDNB ainsi que les « Wazachou » (Wazalendo), le contrôle de ces positions permettrait de menacer et d’insécuriser les villages banyamulenge acquis à la cause de l’AFC/M23 et du MRDP/Twirwaneho. Il offrirait également la possibilité d’imposer aux forces adverses une posture défensive, à condition que les FARDC parviennent à maîtriser et à coordonner efficacement leurs différents théâtres d’opérations, notamment à Bijombo, Muranvya, Magunda, Point-zéro et Rugezi. Pour l’AFC/M23, les Banyamulenge et le RDF, la maîtrise de Point-zéro constitue un point stratégique essentiel pour sécuriser les villages exposés de Kalingi, Ilundu et Kakenge, situés à proximité du cœur de l’Anneau de Minembwe, notamment Madegu et Kiziba. Les positions avancées des forces armées banyamulenge et de leurs alliés sont établies sur une portion de la chaîne des Mitumba dominant Nakiele (vers un avocatier). Selon une source locale, ces positions sont déterminantes pour la protection du bétail, à l’image des milices du Rwanda précolonial décrites comme des Armées-sociales[8], pour la sécurisation des populations banyamulenge et pour le blocage des actions contre-offensives susceptibles de viser leurs zones de présence ou d’ouvrir une percée en direction du village de Mikenge. Si leur espace de manœuvre s’étend aux groupements de Basimukindji, Balala-Nord, Bijombo et Basilocha, notamment dans les villages de Kakenge I et II, d’autres espaces demeurent également cruciaux. Dans cette configuration, Point-zéro et Rugezi apparaissent comme des verrous opérationnels dont la maîtrise influence directement la dynamique des offensives, des contre-offensives et les capacités de projection des forces engagées dans ces entités. Pour rappel, la prise de position de la coalition AFC/M23 a constitué une avancée, elle a bénéficié des avantages stratégiques des combats couplés[9]et de la pertinence stratégique reconnue de la Force de défense du Rwanda (FDR) dans l’est du Congo. 

4.   Cessez-le-feu

Autrefois occupé par les Fuliru, les Bembe et les Nyindu, ainsi que par des Shi ambulants et des Nyindu de passage, le village de Point-zéro a été vidé de sa population à la suite des attaques menées par drones entre juin et juillet 2026. Ces violences ont entraîné des pertes humaines considérables parmi les populations locales, transformant cet espace en un nœud d’endiguement pour les Banyamulenge et en une zone à reconquérir pour les FARDC et leurs alliés. La coalition AFC/M23, le MRDP/Twirwaneho et le RDF, après avoir fortifié les environs, auraient également installé plusieurs camps et systèmes de tranchées, notamment à Rugezi, tout en interdisant l’accès aux populations non-Banyamulenge ainsi qu’aux usagers des axes Mulima-Point-zéro et Mikenge, désormais intégrés au front de combat opposant les différentes parties belligérantes. Après la conquête des villages dans les Hauts Plateaux, les MRDP/Twirwaneho et leurs alliés ont consolidé leur contrôle sur ces localités, qu’ils ont ensuite présentées à l’équipe du MCVE+ comme relevant de leur espace territorial. Cette zone s’inscrit en effet dans l’espace qu’ils revendiquent comme faisant partie des Territoires des Hauts et Moyens Plateaux de Minembwe (THMPM). À ce titre, les responsables de l’AFC/M23 auraient consulté un secrétaire du chef du groupement Basimukindji I, demeuré à Sangani. Sur le plan administratif, cette situation a contribué à désarticuler les processus de gestion administrative locale.

Conclusion

Depuis juin 2026, en province du Sud-Kivu, des villages comme Point-zéro, Rugezi, Kashongo (base de formation militaire actuel du groupe armé Burundais RED-Tabara), Magunda (chef-lieu de groupement Basimukindji II, ancienne base de la FDNB)[10] et Mitamba (Groupement Bijombo), puis Kipupu et Mikenge (Basimukindji I) ainsi que leurs forêts environnantes sont devenus des points stratégiques de manœuvre, en raison de leurs configurations géographiques particulières et l’intérêts qu’ils offrent dans les enjeux opérationnels. Malgré des climats variés froid, ces zones sont intégrées aux chaînes de Mitumba, renforçant sa valeur tactique, à des plaines et des successions de montagnes de sorte que :

  1. qu’ils sont des dispositifs cruciaux pour la coalition AFC/M23 , MRDP/Twirwaneho mais un enjeu essentiel pour les FARDC et forces alliées.Pour les Banyamulenge, ces villages constituent des espaces essentiels permettant de contenir ou d’éloigner les menaces provenant des forces terrestres de la coalition gouvernementale. La présence des antennes offre en outre des opportunités pour l’installation de brouilleurs et de batteries antiaériennes, destinés à protéger leurs espaces aériens des villages qu’ils occupent. Les positions qu’ils ont établies témoignent de leur volonté de bloquer les FARDC et leurs alliés burundais (FDNB). Du côté gouvernemental, ces entités représentent des leviers potentiels pour reprendre l’avantage sur les positions tenues par les rebelles et leurs alliés burundais (RED-Tabara), lesquels se sont réorganisés dans les secteurs d’Itombwe, au chef-lieu du groupement Basimukindji II à Magunda et d’autres localités, afin de mieux imposer leur présence.
  2. Des ambitions contrariées et des dynamiques de résistance. Si les FARDC ambitionnent de retourner à Madegu (Minembwe) et à Kiziba (aéroport), leurs moyens demeurent limités en raison du renforcement des dispositifs de protection adverses, selon une source locale. Pour les Banyamulenge, qui ont résisté et continuent de le faire, l’arrivée à Madegu des équipes de l’AFC/M23 et du RDF a renforcé leurs positions. La reprise de plusieurs villages par les Banyamulenge a permis le retour de leurs déplacés internes, selon une source locale. Toutefois, la neutralisation par les Wazalendo et non des forces gouvernementales[11], de l’aéronef qui ravitaillait cette entité (Madegu) à la suite d’un passage dans la zone ennemie aurait fragilisé leurs capacités logistiques sans impacter l’espoir de consolidation des villages.
  3. Un avantage stratégique pour les coalitions rebelles et un défi pour les FARDC.L’occupation de ces zones et de leurs environs constitue un atout stratégique majeur pour la force rwandaise de défense (FDR), les MRDP/Twirwaneho et l’AFC/M23, renforçant leur discours de légitimité territoriale. Dès lors, une question centrale demeure : comment la coalition FARDC et ses alliés pourraient-ils procéder à la reconquête de cette zone afin d’ouvrir la voie vers la reprise de Mikenge, de déstabiliser les chaînes de ravitaillement du M23, de menacer les RED-Tabara et de limiter les mouvements à l’aéroport de Minembwe (Gisaro) ?
  4. Dans la mesure où ces espaces constituent des enjeux stratégiques majeurs, comment la coalition AFC/M23, le MRDP/Twirwaneho et leurs alliés préservent-ils leurs avantages dans les groupements de Basimukindje I et II, de Bijombo, de Balala-Nord et de Basimunyaka-Sud, tout en maintenant les routes de circulation des personnes et de leurs biens ainsi que les voies terrestres de ravitaillement, malgré la destruction de l’avion qui assurait l’approvisionnement à Madegu ?

Références

Chanson Romain, Est de la RDC : pourquoi la localité de Point Zéro est-elle si importante dans la guerre ? https://www.jeuneafrique.com/1846064/politique/est-de-la-rdc-pourquoi-la-localite-de-point-zero-est-elle-si-importante-dans-la-guerre/,24 septembre 2026,  consulté le 5 octobre 2026.

Conseil de sécurité, Rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, New York, Nations Unies, 2025.

Jordan Robert, « Les opérations du Rwanda en RDC: Combat couplé et pertinence tactique », in DSI (Défense et Sécurité Internationale), no 179, 2025, p. 54‑59.

Kagame Alexis, Les Milices du Rwanda précolonial,Royal Academy for Overseas Sciences, 1962, 196 p, (dactyl.).

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___, La FDNB au Sud-Kivu : entre la traque, le blocus comme décision stratégique et des actions de rapprochement entre les communautés en conflit, https://nuru-grandlac.be/la-fdnb-au-sud-kivu-entre-la-traque-le-blocus-comme-decision-strategique-et-des-actions-de-rapprochement-entre-les-communautes-en-conflit/, 23 novembre 2025,  consulté le 11 octobre 2026.

Mwetaminwa Atebeta Pardo, Impact des conflits armés sur les actions des développement : Le secteur d’Itombwe au Sud-Kivu/RDC, London / Moldovia, Éditions universitaires européennes, 2019.

Tourret Vincent, Désigne, détruit, domine : la dronisation massive des opérations comme potentielle révolution militaire, Paris, IFRI, « Note de l’IFRI », 2025.


[1] Musamba Josaphat, « La situation socio-sécuritaire dans le Sud-Kivu : Affrontements, déplacements et instabilité permanente » in Une crise sans fin ? Escalade de la violence et recherche de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo, Berlin, önZ e.V., « Dossier », 2025.

[2] Conseil de sécurité, Rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, New York, Nations Unies, 2025, p. 44.

[3] Tourret Vincent, Désigne, détruit, domine : la dronisation massive des opérations comme potentielle révolution militaire, Paris, IFRI, « Note de l’IFRI », 2025.

[4] Mwetaminwa Atebeta Pardo, Impact des conflits armés sur les actions des développement : Le secteur d’Itombwe au Sud-Kivu/RDC, London / Moldovia, Éditions universitaires européennes, 2019, p. 35.

[5] Chanson Romain, Est de la RDC : pourquoi la localité de Point Zéro est-elle si importante dans la guerre ? https://www.jeuneafrique.com/1846064/politique/est-de-la-rdc-pourquoi-la-localite-de-point-zero-est-elle-si-importante-dans-la-guerre/ , 24 septembre 2026,  consulté le 5 octobre 2026.

[6] Motte Martin, Soutou Georges-Henri, De Lespinois Jérôme, et al., La mesure de la force: traité de stratégie de l’École de guerre, 4e éd. revue et Actualisée., Paris, Éditions Tallandier, « Texto », 2023, p. 294‑295.

[7] Ibid., p. 316.

[8] Kagame Alexis, Les Milices du Rwanda précolonial, Royal Academy for Overseas Sciences, 1962, 196 p, (dactyl.).

[9] Jordan Robert, « Les opérations du Rwanda en RDC: Combat couplé et pertinence tactique », in DSI (Défense et Sécurité Internationale), no 179, 2025, p. 54‑59.

[10] Musamba Josaphat, La FDNB au Sud-Kivu : entre la traque, le blocus comme décision stratégique et des actions de rapprochement entre les communautés en conflit, https://nuru-grandlac.be/la-fdnb-au-sud-kivu-entre-la-traque-le-blocus-comme-decision-strategique-et-des-actions-de-rapprochement-entre-les-communautes-en-conflit/, 23 novembre 2025,  consulté le 11 octobre 2026.

[11] Musamba Josaphat, La reconquête de l’« anneau / Minembwe » et de sa capitale opérationnelle, Madegu : analyse critique de la contre-productivité stratégique des « méthodes Kongolo », https://nuru-grandlac.be/la-reconquete-de-l-anneau-minembwe-et-de-sa-capitale-operationnelle-madegu-analyse-critique-de-la-contre-productivite-strategique-des-methodes-kongolo/, 3 octobre 2026, consulté le 11 octobre 2026.

Josaphat Musamba est doctorant à l’université de Gand, chercheur au GECSH et assistant d’enseignement à l’ISDR/Mbandaka.